rassemblement contre les violences

Ils sont toujours là, mais la mobilisation est en baisse pour soutenir les enfants et les femmes victimes de violences sexuelles.

Lundi 7 septembre 2026, un nouveau rassemblement était organisé devant le palais de justice de Saint-Nazaire alors que le projet de loi intégrale contre les violences sexuelles arrive à l’Assemblée nationale avec la mise en place d’une commission spéciale où se succéderont 71 députés.

Les 140 dispositions proposées par les associations ont été reprises en grande partie dans le projet de loi qui sera examiné en séance publique au début du mois d’octobre.

« Continuer de dire collectivement stop aux violences sexuelles contre les enfants et les femmes »

En attendant, le collectif Ciivise 1 Saint-Nazaire, Femmes solidaires, la CGT, Solidaires et la FSU continuent leur combat en exigeant que «prévention, protection, justice, réparation et lutte contre la récidive soient au cœur de ce projet avec le budget nécessaire à leur réalisation».

Nico du «Collectif Joël Le Scouarnec» qui recense 256 enfants victimes, indique que le travail doit être collectif. «Un procès de répare pas, la mobilisation doit donner des effets réels, on ne peut plus considérer les victimes comme une variable d’ajustement».

Il précise aussi que «protéger les enfants aujourd’hui c’est protéger les victimes de demain».

Joël Le Scouarnec est un ancien chirurgien, condamné à 20 ans de prison en 2025 pour près de 300 viols et agressions sexuelles commis entre 1989 et 2014 en majorité sur des mineurs.

Les principales propositions de la «loi cadre contre les violences sexuelles» élaborées par la coalition féministe et enfantiste qui regroupe plus de 150 associations, ONG et syndicats sont rappelées au cours du rassemblement.

« L’heure est à une réponse sociale globale »

Le collectif estime qu’un investissement de 3 milliards d’euros chaque année est nécessaire pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

L’amélioration de la protection et du traitement des victimes pendant la procédure judiciaire est aussi primordiale, et plusieurs participants l’ont exprimé au cours des divers rassemblements depuis le printemps dernier.

L’éducation et la prévention font aussi partie des propositions «pour faire reculer la culture du viol, et lutter contre l’industrie pornocriminelle et pédocriminelle en ligne».

Les membres du collectif ont aussi proposé une prise en charge et des soins accessibles pour toutes les victimes, «l’amélioration du dépôt de plainte via une meilleure formation initiale et continue des forces de l’ordre».

Enfin tous s’accordent à réclamer une justice «réellement spécialisée» et les moyens qui vont avec.

VOIR NOS ARTICLES SUR LE MEME SUJET

 

Les manifestants réunis devant le Tribunal de St-Nazaire © Océanis Médias

 

Suivez-nous sur Facebook: saintnazaireinfos.fr

Laisser un commentaire

Commentaires

Réseau média web

Liens utiles

Twitter

Afficher plus