Passerelle effondrée d'une pêcherie

La passerelle permettant de relier une pêcherie à la terre ferme s’est effondrée jeudi 17 septembre 2026.

Située boulevard Albert 1er, la petite cabane de pêche fait partie du paysage du front de mer comme ses voisines. Certaines sont en bois d’autres en métal ou en béton.

Un blessé léger pris en charge

A 9h35 ce matin, les secours ont été appelés suite à l’effondrement de la passerelle en béton de la pêcherie numéro 95.

Les sapeurs-pompiers ont pris en charge un homme de 49 ans, légèrement blessé, et transféré au Centre Hospitalier de Saint-Nazaire.

Un homme de 75 ans également extrait des décombres n’a en revanche pas été blessé et laissé sur place par les secours.

Deux ambulances, un véhicule infirmier, 2 embarcations, l’accident ayant eu lieu à marée haute, ainsi qu’un véhicule de sauvetage en milieux périlleux et un chef de groupe ont été mobilisés, soit 20 sapeurs pompiers.

La Police Nationale de Saint-Nazaire et les services techniques de la mairie qui ont procédé au balisage de la zone étaient également présents.

La passerelle effondrée © Océanis Médias

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  1. LE SOURD Jean-Yves

    Chaque jour, comme de nombreux habitants de Saint-Nazaire, je fréquente l’espace piétonnier situé en bord de mer. À ce titre, je souhaite attirer l’attention sur l’effondrement de la passerelle, dont les signes de fragilisation me paraissaient pourtant visibles depuis plus d’un an.

    En effet, le fléchissement ainsi que les fissurations affectant l’ouvrage en béton étaient particulièrement apparents. Le fractionnement de l’ouvrage en plusieurs parties à la suite de son effondrement semble également révéler une insuffisance ou une absence de ferraillage dans l’épaisseur du béton.

    À titre général, un ouvrage en béton armé de cette nature doit être dimensionné en tenant compte notamment de son poids propre et des charges d’exploitation auxquelles il est susceptible d’être soumis. Le dimensionnement du ferraillage est précisément destiné à permettre à l’ouvrage de résister aux sollicitations auxquelles il est exposé, particulièrement le fléchissement, pas que. Ces principes de conception s’appliquent notamment aux poutres, dalles de plancher, balcons et autres éléments structurels.

    Au-delà de l’effondrement de cette passerelle, je m’interroge sur les risques qui pourraient subsister aux abords du littoral. À marée basse, de nombreuses personnes descendent sur les parties sableuses accessibles depuis le bord de côte. Elles sont souvent accompagnées de leurs animaux de compagnie et, parfois, de jeunes enfants. Ces personnes peuvent ainsi être amenées à circuler ou à stationner à proximité, voire sous certaines cabanes de pêche.

    Or, pour les personnes qui fréquentent régulièrement le bord de mer, l’état de certaines de ces cabanes est préoccupant, tant en ce qui concerne leurs passerelles que leurs structures porteuses.

    Dès lors, une question se pose : à quel moment les pouvoirs publics prendront-ils les mesures nécessaires afin de faire vérifier l’état de ces ouvrages et, le cas échéant, de prévenir tout risque pour la sécurité des personnes ?

    Il me semble essentiel et urgent qu’une évaluation de l’état structurel des cabanes de pêches puisse être réalisé afin que les mesures de prévention ou de sécurisation soient prises avant qu’un nouvel accident ne survienne.

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