
Le député LFI de la 8 ème circonscription de Loire-Atlantique Matthias Tavel, s’inquiète après le piratage des serveurs informatique de l’Education nationale.
A quelques jours de la rentrée, il indique que l’Académie de Nantes a été «particulièrement touchée», et que cette attaque des réseaux «menace son organisation jusqu’au versement des paies des enseignants».
Avec ses collègues Ségolène Amiot et Andy Kerbrat députés LFI-NFP de Loire-Atlantique ainsi que Elise Leboucher, députée LFI-NFP de la Sarthe, il interpelle dans un courrier, le Ministère et le Recteur d’académie afin «d’exiger la transparence et des réponses à la hauteur des enjeux pour les élèves, leurs familles et les enseignants».
Des services désorganisés à la veille de la rentrée scolaire
Cette attaque informatique remonte au 25 juillet 2026, mais désorganise toujours les services à quelques jours de la rentrée scolaire. Les «applications métiers» de l’Académie ont été coupées par mesure de sécurité et leur accès est toujours inaccessible.
Dans leur courrier commun, les députés soulignent ce blocage «jusqu’à l’intranet et la messagerie, avec des conséquences lourdes : l’indisponibilité des outils, à quelques jours de la rentrée scolaire empêche de préparer la rentrée, d’affecter les enseignants et AESH, d’organiser les emplois du temps, d’inscrire de nouveaux élèves, et pourrait également impacter le versement des paies des personnels pour septembre».
La situation serait qualifiée de chaos dans les écoles, collèges et lycées par les syndicats.
La cyber attaque conduit à un questionnement sur la sécurité informatique, la durée des effets de celle-ci au quotidien mais aussi sur «la protection des données personnelles des enseignants, des élèves et de leurs familles».
Matthias Tavel et ses collègues rappellent dans leur courrier que «au premier trimestre 2026, la France a été le 2 ème pays le plus visé au monde par des cyberattaques après les Etats-Unis, après une année 2025 qui avait déjà été un record pour le pays».
Un manque de moyens cruel pour l’ANSSI
L’inaction du gouvernement est pointée du doigt par les 4 députés qui estiment les effectifs de l’ANSSI (l’agence nationale de la sécurité des systèmes informatiques) insuffisants pour traiter les nombreuses attaques et rappellent que les «recommandations formulées par la CNIL en la matière» ont été refusées dans le budget 2026.
Au vu de la situation qu’ils jugent «particulièrement préoccupante pour l’éducation de la jeunesse», les élus ont demandé au ministre de l’Education «par des questions écrites déposées ces derniers jours», un état réel et complet des atteintes aux données informatiques et aux outils, ainsi que les moyens mis en œuvre «pour garantir l’accueil de tous les élèves à la rentrée, en particulier pour l’Académie de Nantes».
Le questionnement porte aussi sur la date prévue de retour à la normale et les moyens déployés par le ministère à court et moyen terme pour empêcher de nouvelles attaques.
Enfin, les députés profitent de la situation pour demander un moratoire sur les fermetures de classes et si l’Etat compte augmenter les moyens mis à disposition de la CNIL et de l’ANSSI pour mener à bien leurs missions.
Photo: Le Député Matthias Tavel © Océanis Médias
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