A la suite d’une sortie de quelques jours organisée par deux maisons de quartier de Saint-Nazaire, sur un voilier à Belle-île avec l’association «Tous en mer», une publication fait polémique sur X (Twitter) et Instagram.

LDH adresse une lettre ouverte au sous-préfetEntre le 7 et le 10 juillet 2026, un groupe de jeunes filles participant à cette sortie, a été photographié lors d’une baignade sur une plage de l’île. Photo prise semble-t-il à distance par un auteur non identifié.

Reprise par Jean Messiha, homme politique membre de Reconquête le parti d’Eric Zemmour sur les réseaux sociaux, on y voit plusieurs jeunes filles dont deux vêtues d’un burkini.

La publication à l’insu des jeunes filles mineures et le commentaire qui l’accompagne ont fait bondir les organisateurs ainsi que la LDH (ligue des droits de l’Homme) et le MRAP.

Ensemble ils demandent l’arrêt «des publications racistes de Jean Messiha et le respect de la vie privée».

«Une de ces photographies a fait l’objet d’une publication accompagnée d’un texte raciste et haineux à l’égard des jeunes de la part de Jean Messiha sur son compte Facebook» indiquent les signataires d’un communiqué.

Le commentaire accompagnant la publication indique «Même là, les suprémacistes islamiques viennent enlaidir le paysage avec leur infâme et hideux burkini» Précise la LDH.

Elle dénonce, aux côtés des autres signataires (Mrap, association Tous en mer, Fédération des maisons de quartier) une publication sur Facebook «qui a fait des milliers de vues et a engendré des commentaires tout aussi racistes et haineux que les propos de Jean Messiha»,  par la suite diffusée sur ses pages Instagram et X.

Les associations qui «dénoncent ces propos essentialistes, racistes et discriminatoires qui visent ces jeunes filles mineures en raison de leur appartenance à une religion réelle ou supposée» et soulignent que «cet homme d’extrême droite a déjà été condamné pour injure publique».

Les signataires du texte «demandent d’abord le retrait du post avec la photo et appellent les institutions de régulation du secteur audiovisuel et numérique à agir en urgence» tout en indiquant étudier la possibilité de «porter plainte pour injures et provocation à la haine» et espérer «une réponse judiciaire ferme et cohérente», rappellant que le racisme n’est pas une opinion mais un délit.

 

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