Il existe 42 panneaux «Affichage libre» à Saint-Nazaire, répartis un peu partout dans la ville. Alors, assez ou pas assez ?

Ils accueillent gratuitement l’affichage théoriquement non commercial des syndicats, partis politiques, associations… mais aussi le plus souvent des concerts, qui, la plupart du temps sont des manifestations commerciales, notamment en ce qui concerne les grandes salles et les tournées d’artistes réputés.
On en trouve très peu en centre-ville, trois sur les abords des halles, mais non visibles depuis l’entrée principale où se trouve la majorité des visiteurs, un au coin du cimetière de la Briandais, un autre rue de Pornichet et un dernier rue Henri Gautier.
Il y en avait aussi plusieurs sur le front de mer et le Petit Maroc, qui ont été enlevés au gré des aménagements urbains.
Méan-Penhoët, Kerlédé et Saint-Marc sont en revanche plutôt bien pourvus en panneaux, avec 5 à 6 possibilités d’afficher dans chaque quartier, même si celui de Villès-Martin a été retiré le temps des travaux de la place Neptune.
Le problème dénoncé par de nombreuses associations réside dans le fait que ces panneaux sont très souvent «squattés» par les affiches de concerts, laissant peu de place pour l’expression de petites structures qui sont rapidement recouvertes.
Michel, membre d’un club sportif rencontrée le 8 mai dernier, effectuant un collage, nous indique que «les gros concerts prennent toute la place, les deux côtés du panneau alors que ce sont des structures commerciales. Un concert, ça génère de l’argent, le tourneur et l’artiste sont très bien payés».
Certains affichent par ailleurs des dates lointaines, des concerts prévus en fin d’année 2026 et même en mai 2027. L’autre problème de ces affichages quasi permanents, c’est qu’il s’agit souvent de structures éloignées de Saint-Nazaire.
Si le VIP, Les Escales ou le Théâtre sont légitimes, l’omniprésence d’affiches pour le Casino de Pornic, Atlantia à La Baule, le Zénith de Nantes ou son palais des congrès, dérange notre interlocuteur «ils ont des moyens, de la pub à la radio, dans les magazines, sur internet».
Nous avons même trouvé des affiches pour le festival «Garorock» de Marmande fin juin 2026, et là on est bien loin du petit festival local. Egalement vu récemment, des concerts ayant lieu en Vendée aux Sables d’Olonne.
Ce que veulent les associations avec qui nous avons échangé, c’est la préservation d’au moins un côté des panneaux pour les petites structures locales souhaitant annoncer une animation sportive, un vide grenier, ou autre.
Un partage logique «ces gros tourneurs passent plusieurs fois par semaine, ils ont de l’argent et des affiches, nous, quand on en a 30 ou 40, financièrement on ne peut pas rivaliser et revenir coller une deuxième fois» soupire Michel.
«On évite même d’annoncer un événement quand on est en période électorale, car là, ce sont les partis politiques qui envahissent les panneaux, et qui n’hésites pas à tout arracher en laissant les affiches par terre.»
Certains souhaiteraient aussi aller plus loin avec plus de panneaux, «devant chaque école et bâtiment public» dit Emmanuelle qui considère que l’information qu’elle soit politique, syndicale ou associative doit être vue du plus grand nombre «et pas éloignée dans des rues peu passantes».
La collectivité entendra-t-elle ces bénévoles ? A l’unanimité ils souhaitent au minimum que la ville instaure, et fasse respecter, une règle de partage: «pas plus d’une affiche de gros concert ou de politique» par panneaux et l’autre partie accessible à tous.
Lors de notre reportage nous avons aussi vu des panneaux inaccessibles, comme celui situé près de la plage de la Courance… bloqué visuellement par les nouvelles poubelles pourtant installées par la mairie, qui gère aussi les panneaux.
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