Depuis le 12 juillet 2026, près de 300 caravanes se sont installées dans des champs à proximité immédiate d’habitations du quartier résidentiel de l’Immaculée à Saint-Nazaire.
Cette installation, allée de la grande aigrette, entre la route du point du jour et la route de l’étang, sur des terrains privés dont les propriétaires n’ont pas donné d’autorisation, crée des tensions avec le voisinage. Enedis et la Carène ont indiqué porter plainte contre cette installation illicite.
De son côté, Denis Chéreau, Président du groupe Unis pour Saint-Nazaire, conseiller municipal et communautaire, a tenu à réagir face à cette situation.
«Les habitants attendent des actes, pas des esquives»
Malgré les alertes répétées des riverains, il estime que la municipalité tarde à agir et pose une question «manquons-nous de place d’accueil à Saint-Nazaire?»
Aujourd’hui, cinq propriétaires viennent d’engager une procédure judiciaire avec le constat d’un huissier venu sur place «et un avocat mandaté pour engager une procédure en référé».
«Je salue leur détermination à défendre leurs droits. Toutefois, il n’est pas normal que des citoyens soient contraints d’engager eux-mêmes des démarches judiciaires pour obtenir le respect de la loi» indique l’élu.
Il en profite pour appeler le maire de Saint-Nazaire, David Samzun, «à exercer pleinement les pouvoirs de police que lui confère le Code général des collectivités territoriales», précisant que «le maire doit agir avec détermination et travailler en étroite coordination avec les services de l’Etat» dès lors qu’il s’agit de répondre à des problèmes de sécurité, de tranquillité publique ou bien encore de salubrité.
Denis Chéreau regrette l’abandon des habitants, «contraints de prendre eux-mêmes l’initiative pour défendre leurs droits». Il souhaite que ces derniers n’aient pas à devoir supporter le coût, les démarches et les responsabilités d’un dossier qu’il revient à la collectivité de traiter.
«Faire respecter le droit demande parfois du courage politique. C’est précisément ce que les nazairiens sont en droit d’attendre de leurs élus» lance-t-il en direction de ses adversaires de la majorité municipale, tout en rappelant les principes du respect de la propriété privée et du domaine public ainsi que des décisions de justice et des règles de sécurité, «applicables à tous sans exception» et qui constituent «le fondement de l’Etat de droit».
Avec les fortes chaleurs et la sécheresse qui s’aggrave de jour en jour, Denis Chéreau s’inquiète du «risque d’incendie à proximité d’un espace boisé» où la vigilance doit être maximale. «La protection des habitants, des habitations et du patrimoine naturel de l’Immaculée doit être une priorité absolue».
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