
Après sa victoire en Conseil d’Etat concernant la subvention municipale accordée à l’association, Gauthier Bouchet attaque une subvention similaire.
La fédération départementale du Rassemblement National annonce le 2 septembre 2026 avoir déposé un recours devant le Tribunal Administratif pour demander l’annulation de la subvention accordée par le Département à l’association « SOS Méditerranée » qui vient en aide aux migrants en Méditerranée.
Gauthier Bouchet son représentant, conteste l’attribution d’une subvention de 50 000 € estimant que «les impôts des habitants de Loire-Atlantique n’ont pas vocation à financer un réseau de passeurs».
Il indique que le RN de Loire-Atlantique «se battra sans relâche pour que l’argent public soit enfin consacré aux besoins réels de nos concitoyens».
L’ancien élu municipal nazairien, aujourd’hui élu à Donges, avait déjà engagé un bras de fer avec la Ville de Saint-Nazaire suite à l’attribution d’une subvention de 10 000 € par an en octobre 2020 portée à 12 000 € depuis 2024.
143 collectivités co-financent l’association à hauteur de 9% de son budget estimé à 9 millions d’euros.
En mai 2024, le Conseil d’Etat rendait une décision concernant d’autres villes, où il précisait que «Les collectivités territoriales ne sauraient toutefois, en apportant un tel soutien, prendre parti dans un conflit de nature politique, et elles doivent toujours s’assurer que leurs subventions financent uniquement des activités réellement humanitaires, et non des activités politiques».
C’est notamment sur cette ambiguïté, l’absence d’objet de la subvention accordée, et d’intérêt local, que Gauthier Bouchet avait engagé des poursuites contre la ville de Saint-Nazaire. «La Justice lui a donné définitivement raison en février dernier, en annulant cette aide publique» précise le communiqué du parti.
Le 17 février 2026, le Conseil d’Etat a rendu son verdict, en précisant dans sa délibération que ne figure «aucun contrôle spécifique permettant de s’assurer qu’elle (la subvention ndlr) sera utilisée exclusivement pour son action internationale à caractère humanitaire de sauvetage en mer, à l’exclusion des autres activités de l’association». Egalement que «cette délibération n’a été assortie d’aucune convention ou engagement de la part de l’association comportant de telles garanties».
Le Conseil d’Etat n’a en revanche pas demandé à l’association le remboursement de la subvention attaquée.
Sur la base de ce jugement qui lui est favorable, l’élu local poursuit donc à son tour le Département estimant que «malgré ce désaveu par la Justice, la majorité de gauche du conseil départemental de Loire-Atlantique a suivi l’exemple de la Mairie de Saint-Nazaire en octroyant 50 000 € à cette même association».
Comparant le montant à celui attribué à des associations comme la SNSM, la société nationale de sauvetage en mer «c’est le double des sommes allouées» il fustige «ce privilège accordé à une officine militante promouvant de fait l’immigration clandestine» qu’il estime être «un scandale révélateur de la déconnexion des collectivités gérées par la gauche».
La bataille judiciaire qui s’annonce risque à nouveau de provoquer des débats entre les groupes politiques et les élus du Conseil Général.
Photo: Gauthier BOUCHET, responsable du RN 44 – © Océanis Médias
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