C’est ce mardi 19 mai 2026 que s’ouvre à Nantes, le procès de Martin Ney, un allemand déjà condamné pour trois faits similaires.

Jonathan Coulom – © France Télévisions

Dans la nuit du 6 au 7 avril 2004, Jonathan Coulom, jeune écolier de 10 ans est en classe de mer avec ses camarades à Saint-Brévin quand il disparaît mystérieusement en pleine nuit.

Alors qu’il partage une chambre d’un centre de vacances avec cinq autres élèves de CM1-CM2 venus d’Orval, dans le Cher, il est enlevé dans la nuit et sa disparition n’est constatée qu’au matin.

Si l’hypothèse d’une fugue est initialement évoquée, les gendarmes se rendent rapidement à l’évidence que l’enfant, peureux, en pyjama, dans une région qu’il ne connaît pas, ne peut être parti de lui-même en pleine nuit.

Six semaines plus tard, son corps, attaché à un parpaing est découvert semi-immergé dans un étang à l’entrée de Guérande. Le lieu, à l’époque caché par de hauts murs de pierres, ne peut-être connu que par des habitants de la région pensent les autorités judiciaires.

L’endroit, situé à une trentaine de kilomètres du centre de vacances, suppose que l’enfant ait été conduit sur place dans la nuit de l’enlèvement, vu les centaines de gendarmes, et de contrôles effectués à Saint-Brévin et sur «la route bleue» dès le premier jour.

Des centaines de tests ADN sont réalisés sur les hommes vivant ou travaillant à Saint-Brévin mais aussi à Guérande. Toutes les personnes ayant travaillé dans le centre au cours des mois précédents sont entendues par les enquêteurs. Plusieurs hypothèses sont émises, une paludière sera un moment soupçonnée avant que la piste ne soit écartée.

Martin Ney, qui comparait à partir de mardi à Nantes pour un procès en assises où il encourt la réclusion criminelle à perpétuité, avait été soupçonné dans les premiers mois de l’enquête puis mis hors de cause. Des enquêteurs allemands avaient alerté la justice française sur les similitudes avec des dossiers traités outre-Rhin.

Cet homme de 55 ans aujourd’hui, est déjà condamné à perpétuité en Allemagne pour le meurtre de 3 enfants. Il nie toujours son implication dans ce que l’on appelle «l’affaire Jonathan».

Son parcours le mène pourtant régulièrement au contact d’enfants, notamment dans des classes vertes, similaires à celles que l’on connait en France. Il en connait ainsi parfaitement le fonctionnement.

Incarcéré depuis 2011, il aurait fait des révélations à un co-détenu quelques années plus tard, qui ont conduit à ce que la justice française prenne la piste très au sérieux.

12 jours de débats étalés sur 3 semaines attendent les trois juges professionnels et les 6 jurés tirés au sort, au Tribunal Judiciaire de Nantes. Quatre avocats interviendront pour les parties civiles. Le TGI de Saint-Nazaire (devenu Tribunal Judiciaire) avait été saisi de l’affaire et plusieurs juges d’instruction se sont succédé depuis 22 ans.

La famille de Jonathan espère enfin connaître la vérité sur le calvaire vécu par l’enfant et mettre un nom sur l’auteur des faits. Le verdict rendu par la cour d’assises est attendu pour le 4 juin 2026.

 

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