Des élèves de 3 classes de terminale du lycée Aristide Briand, participaient à la cérémonie à l’initiative de M. Gérard et Mme André, leurs profs d’histoire-géo.

Les élèves du lycée Aristide Briand – © Océanis Médias

Les biographies de Jeanne Pérahia et de Paul Le Maguer étaient lues à tour de rôle par les lycéennes et lycéens.

Anaïs, Louna, Léa, Hend, Alina, Angèle, Agathe et Pauline pour les filles, Etienne et Julian pour les garçons. Margot, ancienne élève désormais étudiante, avait pour sa part rejoint les porte-drapeaux.

«Jeanne est née le 28 avril 1909 à Paris, elle arrive à Saint-Nazaire le 16 octobre 1936 avec son mari Robert et leurs deux fils» commence Hend au micro.

Vendeuse sur les marchés, elle est arrêtée le 15 juillet 1942 avec son mari et Victor leur fils cadet. «Ils sont conduits au grand séminaire d’Angers. Là, Robert va être séparé de sa famille et est déporté par le convoi n°8 du 20 juillet 1942 à Auschwitz Birkenau» poursuit Alina.

Jeanne et Victor sont emmenés au camp de La Lande à Monts près de Tours puis transférés à Drancy.

«Le 2 mai 1944, ils sont déportés par le convoi n°80 vers le camp de concentration de Bergen Belsen». Mère et fils seront libérés en avril 1945 et rejoindront la France le 29 mai 1945. Jeanne Pérahia décèdera le 27 mars 1996.

Paul Le Maguer pour sa part, est né à Saint-Nazaire le 10 août 1921 et vivait à Guenrouët où il était charpentier.

«Autonomiste breton, il appartient à la fin des années 1930 et au début des années 1940 au Bagadou Stourm. Mais au cours de la guerre, il va s’engager dans la résistance» lit une autre élève.

Les amis de la chanson & Patrick Pauvert – © Océanis Médias

Paul sera en charge du renseignement et de la recherche de matériel au sein d’un groupe de résistants, en lien avec les services secrets anglais.

«Il est arrêté par les allemands le 4 avril 1944 à Saint-Brévin alors qu’il venait juste de s’introduire dans un blockhaus où il avait saisi des détonateurs» enchaine Etienne, élève passionné d’histoire, déjà engagé dans la plantation de l’arbre de la laïcité au jardin des plantes le 9 décembre dernier.

«Envoyé d’abord à Redon puis le 10 avril 1944 à la prison de Nantes, il est transféré à la prison de Fresnes le 3 juin 1944 avant d’être interné au camp du Struthof.» Après un transfert à Dachau en septembre 1944, Paul Le Maguer y décèdera le 4 février 1945.

Les élèves d’Aristide, motivés par cette commémoration, ont poursuivi leurs lectures par un poème de Charlotte Delbo extrait du livre «une connaissance inutile» puis par un message national des associations de déportés.

 

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