Lors du conseil municipal du vendredi 26 juin 2026, le groupe des élus «Ensemble soyons Saint-Nazaire» a présenté un vœu afin «d’exiger de l’Etat la poursuite des études spécifiques sur la santé des habitants sur le bassin de Saint-Nazaire».

Ensemble Soyons Saint-Nazaire

Il faisait suite à la publication des résultats de l’étude de zone début juin ainsi qu’au refus de l’Etat d’en lancer de nouvelles, spécifiques au secteur, et notamment une étude épidémiologique ou d’imprégnation.

Alors que le taux de mortalité par cancer est supérieur de 39% à la moyenne nationale chez les hommes de moins de 65 ans dans le bassin de Saint-Nazaire, l’Etat renvoie ces chiffres à une surconsommation d’alcool et de tabac, niant l’origine industrielle de produits comme le plomb, le cobalt, l’arsenic, le chrome VI… utilisés en abondance par les industries du secteur.

Un vœu rejeté par la majorité

«Comme nous l’avons dit lors du conseil municipal, la majorité nous a proposé des amendements, que nous avons refusé car la demande explicite d’étude épidémiologique était absente» indiquent les 6 élus d’opposition de gauche.

Leur vœu mis au vote a été désavoué par la majorité qui a voté contre. «Il est désormais clair et limpide que M. le Maire et son équipe s’opposent à la réalisation d’une étude épidémiologique, la vérité éclate enfin.»

Une absence d’étude jugée irresponsable

Les élus considèrent cette opposition «irresponsable au regard des enjeux de santé publique de notre territoire». Ils dénoncent par la même occasion un «manque de courage  et de volonté politique de regarder la réalité en face».

La CGT ainsi que plusieurs organisations environnementales avaient organisé le 30 mai un forum auquel ont participé des professionnels de santé, des chercheurs mais aussi des riverains et travailleurs, souhaitant tous connaitre les sources des pollutions, mais aussi leurs effets et l’étendue de celles-ci que ce soit dans un contexte de travail ou de vie au quotidien.

Les élus de gauche, qui ont fait de la santé environnementale un axe important de leur campagne l’hiver dernier, insistent sur leur «volonté sans relâche», martelant qu’ils ne lâcheront pas ce combat «tant que l’Etat ne s’engagera pas à réaliser ces études».

Estimant devoir une transparence et agir pour protéger la santé des habitants et des travailleurs, ils alertent sur un «potentiel scandale sanitaire dont on ne saurait l’origine».

Pour le groupe, il est nécessaire de «permettre aux professionnels de santé, chercheurs, chercheuses, de travailler et proposer des plans d’action pour la santé et le bien-être de tous».

 

Cette publication a un commentaire

  1. Pirate

    Bravo nos élues !

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Commentaires

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