Un rassemblement puis un défilé étaient organisés par les syndicats ce vendredi 1er mai 2026 place de l’Amérique Latine à Saint-Nazaire à 10h30.

Cette année, la CFDT avait rejoint la banderole unitaire aux cotés de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires 44 à l‘occasion de la fête du travail également appelée «journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs» selon les sensibilités de chacun.
Pour le représentant de la CGT «il était important suite aux attaques contre le 1er mai et aux résultats des municipales, de se rassembler inter-syndicalement».
Yann Le Fol de Force Ouvrière sera le premier à prendre la parole du haut de l’étage du Ruban Bleu qui domine la place de l’Amérique Latine.
«Le 1er mai, jour férié, payé et chômé est aujourd’hui menacé, comme l’ensemble de nos conquêtes sociales et de nos libertés.» Le syndicaliste rappelait également la volonté de voir aboutir l’abrogation de la réforme des retraites.
La plupart des représentants syndicaux qui se succédèrent à la tribune, allaient dans le sens d’une condamnation de «la militarisation de la France au détriment du social» et une demande de blocage des prix de l’énergie, impactés par la guerre en Iran.
Les traditionnelles demandes d’augmentation des salaires, des retraites et des minimas sociaux n’étaient pas oubliées.
Dans la foule venue écouter les discours, se mêlaient des militants d’Amnesty International, des Verts, de LFI et son député Matthias Tavel, du Parti communiste, du NPA mais aussi du Mrap, de Lutte Ouvrière ou de Debout ! Le nouveau parti lancé par François Ruffin.
Sabine Bernard pour la CGT, souligne que «le 1er mai est un droit conquis de haute lutte et pas une fête folklorique née d’une décision gouvernementale bienveillante».
«Il est le fruit de luttes ouvrières acharnées, du sang versé à Chicago en 1886, à Fourmies en 1891, de générations de militants qui ont tout risqué pour arracher des droits fondamentaux».
Sophie Le Sachey de son côté pour Solidaires, pointe du doigt les milliards dépensés pour le centre d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure et le porte-avions à Saint-Nazaire, «la crise énergétique provoquée par la guerre en Iran ne saurait justifier une intensification du travail ou des gels de salaires, au contraire les profiteurs de guerre doivent payer».
Défense des services publics, attaques envers le RN, rejet des projets de centres de rétention administratifs et soutien à la Palestine sont aussi mis en avant par les intervenants somme Sophie Le Papillon pour la FSU.
Après un timide rassemblement, ils étaient près de 800 à s’élancer une heure plus tard en direction du parc paysager où était organisé un grand pique-nique syndical.