Ce jeudi 30 avril 2026, des parents d’élèves de l’école Jean Jaurès dans le centre de Saint-Nazaire, tenaient un point d’information devant l’école.

Depuis deux mois, les cantines scolaires sont régulièrement fermées suite à un conflit entre la Ville et les animateurs périscolaires.

Les familles doivent se débrouiller seules, sans solution durable apportée par la collectivité.

Les parents d’élèves, dans un communiqué adressé à la presse s’interrogent «la municipalité discrédite le conflit par le biais de courriers adressés à l’ensemble des parents, qualifiant celui-ci «d’énigmatique».

«Comment peut-on encore parler de dialogue social apaisé lorsqu’un mouvement conduit à deux préavis de grève successifs, dont un couvrant cinq mois jusqu’à fin septembre 2026 ?»

Ils refusent d’endosser le rôle de parents qui s’opposeraient à l’équipe d’animateurs «qui s’occupent quotidiennement de nos enfants» dans un conflit qui s’enlise.

Pour eux, le climat n’est pas serein, il est le symptôme d’une crise «que la ville gère de façon court-termiste et clivante».

Pour les parents d’élèves qui travaillent, les défaillances sont devenues ingérables et «cela n’augure rien de bon dans la prise en charge de nos enfants pour les années à venir» souligne le collectif de parents.

Une défaillance du service public

Alors que les positions se crispent, les parents se considèrent comme les premières victimes avec les enfants qui subissent des repas dégradés, une désorganisation des temps scolaires et une fragilisation de leurs repères. «Ce qui se joue aujourd’hui dépasse un simple confit social : c’est une défaillance du service public.»

Des parents qui doivent réorganiser leurs journées de travail, trouver des solutions précaires et assumer les repas du midi.

Les parents d’élèves de l’école Jean Jaurès – © Océanis Médias

Après la réception de deux courriers qui restent insuffisants à leurs yeux, un courrier type est proposé aux autres parents, afin d’alerter à nouveau le maire David Samzun ainsi que l’adjointe chargée de l’enfance et de l’éducation, Stéphanie Lipreau et Céline Paillard l’adjointe en charge des ressources humaines au sein de la mairie.

Ils demandent notamment à pouvoir visiter les locaux de la cantine scolaire pendant les heures des repas pour vérifier les conditions sanitaires et le niveau sonore auxquels sont exposés leurs enfants.

Trois questions sont ainsi adressées aux élus nazairiens.

  • Que prévoit concrètement la Ville pour assurer le fonctionnement normal de la restauration scolaire, même en période de grève ?
  • Que compte faire la Ville pour résoudre un conflit qui dure depuis plusieurs mois et ne semble pas prêt de se terminer ?
  • Quand les représentants des parents d’élèves pourront-ils effectuer cette visite ?

Le collectif de parents rappelle aussi que «le maire ou son représentant est membre de droit du conseil d’école, conformément au Code de l’éducation. Son absence répétée prive les familles d’un interlocuteur là où il devrait être présent».

Une situation inacceptable

Si l’accueil des enfants dans des conditions dignes tout au long de l’année, repose sur un engagement clair de la collectivité, «le temps du midi n’est pas accessoire, il est constitutif de la mission éducative et sociale». Pour les parents d’élèves mobilisés, l’engagement n’est plus tenu, «l’école publique n’est pas un dispositif partiel».

Le conflit qui perdure ne saurait à leurs yeux transférer progressivement la responsabilité de la situation vers les familles.

Ils appellent à une solution rapide «transparente et respectueuse de ce conflit» afin de préserver la crédibilité du service public et de l’égalité entre les citoyens, mais aussi «tout simplement du respect dû aux enfants».

Retrouvez ici l’article sur le conflit qui oppose les animateurs à la Ville

 

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