Lors du conseil municipal du 3 avril 2026, les élus ont été invités à choisir leurs représentants au sein d’une cinquantaine de structures.

Qu’il s’agisse de la commission d’appels d’offres, de délégation de service public, de la commission pour l’accessibilité, du CCAS mais aussi de Saint-Nazaire tourisme, de la STRAN, la SONADEV, le centre hospitalier, l’ADDRN, la fourrière pour animaux, le théâtre ou le syndicat de la grande Brière, autant de délibérations à voter.

Au total, plus de 120 membres, représentants de la ville, qu’ils soient titulaires ou suppléants ont été choisis parmi les élus. Sans compter un représentant par école primaire, collège et lycée ainsi que  pour l’enseignement privé.

Pratiquement aucun élu des oppositions n’a été désigné dans ces commissions et organismes publics.

Julio PICHON / Les 4 élus du RN – © Océanis Médias

A travers une tribune, le groupe «Renouvelle-toi Saint-Nazaire» exprime son indignation et parle de «déni de démocratie».

«Lors du conseil municipal de ce jour, consacré notamment au vote des intégrations dans les commissions municipales, le maire de Saint-Nazaire, David Samzun, a fait le choix de ne pas permettre à l’opposition d’y siéger» indiquent Julio Pichon, Laurence Lanic, Adam Chauvel-Huz et Laura Gilloury.

Les 4 élus du Rassemblement National ajoutent que «même si cette décision peut s’inscrire dans un cadre légal, elle n’en demeure pas moins profondément regrettable. Elle porte atteinte à l’esprit du pluralisme démocratique et prive de représentation les 4 491 électeurs qui nous ont accordé leur confiance».

Les élus du groupe rappellent que «ces citoyens doivent pouvoir être entendus et représentés tout au long du mandat». Soulignant que «malgré cette décision, nous resterons pleinement mobilisés pour porter leur voix avec sérieux, détermination et sens des responsabilités».

Si David Samzun n’a jamais caché son animosité envers les représentants du RN, il n’en demeure pas moins que les règles électorales applicables, donnant une large majorité à la liste arrivée en tête, qu’il s’agisse de Saint-Nazaire ou de n’importe quelle commune de France, privent une partie des citoyens d’une représentativité équitable.

Peut-on ignorer les 17,39 % d’électeurs qui ont voté pour la liste RN-UDR ou les 22,97 % de la liste EELV, PC, LFI, NPA ? Sans oublier les 11,11 % qui ont choisi la liste de droite et du centre ?

Adrien Delarue de la liste de Violaine Lucas interroge le maire sur l’absence des oppositions dans les commissions, y compris dans celles où elles étaient présentes lors des précédents mandats. Ce dernier lui répond d’un laconique «vous avez raison, je ne souhaite pas que l’opposition soit représentée».

Au final, la liste de Violaine Lucas obtient une poignée de places, tandis que Denis Chéreau et Julio Pichon ne figureront que dans la « commission consultative des services publics locaux ».

Les 3 oppositions représentent plus de 51 % des voix, mais seulement 24,5 % des sièges au conseil municipal.

Au lendemain du conseil d’installation du 27 mars dernier, la liste de Violaine Lucas avait déjà saisi le fonctionnement de l’instance et déclarait «Nous n’avons pas présenté de candidate car avec la logique institutionnelle, cela aurait revenu à participer à un théâtre de démocratie, le maire sortant disposant de 37 sièges sur 49».

Autrement dit, lors du mandat, à moins d’une rébellion de la part de suffisamment d’élus de la majorité, 100 % des délibérations présentées, seront adoptées… une situation, légale, que découvrent aujourd’hui les élus des oppositions.

 

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Cette publication a un commentaire

  1. Simoen

    Saint-Nazaire a à sa tête non pas une démocratie, mais une monarchie. Tout ça est bien regrettable monsieur le maire montre son mépris pour tous les électeurs qui se sont déplacés et choisis d’avoir une opposition qui les représentent .

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