En 2017, la ville de Saint-Nazaire et La Carène lançaient plusieurs opérations urbaines dans le cadre de «Saint-Nazaire, une ambition maritime et littorale».

Le bâtiment de la SNSM – © TOPOS ARCHITECTURE

En partenariat avec le Grand port maritime Nantes St-Nazaire, l’une d’elle concernait l’ilot maritime sur le plateau du Petit Maroc (où se trouvait la salle Jacques Brel) à l’été 2021.

Le projet porté par le groupe Eiffage Immobilier et ATAO avec Topos Architecture, à qui l’on doit les restaurants de la place du Commando et Agora 1901, a été désigné lauréat.

Celui-ci propose une «programmation dense et variée autour de l’économie et des enjeux maritimes, qui constitue l’une des filières de développement économique pour l’agglomération».

Avec pour ambition d’être un site de référence pour la sécurité en mer, le projet prévoit l’implantation d’un bassin de formation et d’entrainement aux opérations de survie en mer, et le développement du pôle national de formation de la Société Nationale de Sauvetage en Mer, la SNSM.

 

Le site rassemblera plusieurs fonctions sur une surface globale de 3 557 m2 (plusieurs niveaux):

– Formation : accueil simultané de plusieurs sessions de formation de bénévoles, venant de toute la France (salles de cours, centre de simulation, studio vidéo, vestiaires et équipements pour les formations en milieu naturel)

– Expertise : le site permettra de concevoir les équipements opérationnels et rédiger les référentiels de formation (espaces de créativité, d’innovation, de design en lien direct avec les intervenants et bénévoles)

– Administratif : la direction de la formation y sera localisée, ainsi que certains services du siège, dont les achats et la recherche-développement

– Soutien aux opérations : les moyens opérationnels du pôle national de formation interviendront en renfort lors de manifestations de grande ampleur.

 

 

La SNSM fonctionne grâce au bénévolat de près de 10 000 personnes sur toutes les côtes maritimes de la France.

6 100 hommes et femmes, bénévoles, participent au sauvetage au large et 3 500 au sauvetage littoral. 80% d’entre eux sont des actifs provenant de tous les horizons professionnels.

Grâce à ses 205 stations de sauvetage et ses 229 postes de secours sur les plages, elle porte assistance à plus de 32 000 personnes chaque année.

138 salariés sont également présents sur 4 sites, Paris, Saint-Nazaire, Saint-Malo et Palavas-les-flots. Son budget de 119,2 millions d’euros (en 2024) est assuré à 74% par des ressources privées et la générosité des donateurs.

Le nouveau site nazairien permettra d’ancrer durablement la SNSM sur le territoire de la Carène.

« Il positionne la région de manière forte sur la sécurité maritime, qu’il s’agisse de marine marchande, militaire, de course au large ou de plaisance, mais aussi pour tous les professionnels de l’offshore, dont l’éolien en mer.»

Les 40 salariés et les 1 200 stagiaires en formation tout au long de l’année devraient bénéficier notamment à l’hôtellerie / restauration de Saint-Nazaire, Pornichet et Trignac

Avec un budget d’investissement estimé à 13 700 000 € TTC largement financé par la SNSM (2,8 millions de fonds propres et 8,5 millions d’emprunts) les travaux devraient s’étaler de janvier 2027 à décembre 2028.

La Carène devait valider ce mardi 3 février, en Conseil Communautaire, sa participation via une subvention d’investissement à hauteur de 1 400 000 €.

François BILLET, élu d’opposition, se dit «interpellé par le montant de cette subvention» et aurait souhaité que la SNSM s’installe dans des bâtiments déjà en place comme le service sanitaire situé derrière l’usine élévatoire.

Toujours à l’adresse du Président du conseil communautaire, David Samzun, il indique que son groupe «comprend votre désir de générosité envers la SNSM et nous le partageons complètement, mais nous sommes ici pour arbitrer et défendre l’intérêt général en le justifiant».

Si l’élu reconnait que «les infrastructures portuaires ont attiré la SNSM pour établir sur Saint-Nazaire son centre de formation et c’est une très bonne nouvelle», il pose néanmoins la question de la construction d’un bâtiment alors que la SNSM «qui manque de moyens financiers, s’engage dans la construction d’un bâtiment». Il s’étonne également de la destruction de la «Coopérative maritime».

François Billet trouve également «anormal» que le Département et l’Etat ne participent pas au financement du centre alors que ce dernier devrait «dans la logique de service public, largement participer».

Il estime que le versement de cette subvention aurait dû être conditionné à un engagement de l’Etat et du Département.

«Il faut vraiment oser» lui répond David Samzun. «Vous êtes complètement raccord, si j’ai bonne mémoire vous vous étiez opposé ou abstenu pour les courses de la SNSM au nom de l’attractivité, et là vous votez contre un projet d’envergure nationale de la SNSM».

Jean-Luc Séchet de son côté répond au nom du Département que celui-ci «a toujours accompagné les différentes stations de Loire-Atlantique».

Si au départ le Département devait apporter une participation d’un million d’euros au projet, au vu des difficultés financières actuelles de la collectivité, il ne pourra y participer qu’à hauteur de 150 000 €.

Au final, la délibération est adoptée par 51 élus, 5 abstentions et un seul vote contre, celui de François Billet.

 

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