
Une rentrée politique à la veille d’échéances nationales importantes, Matthias Tavel le député de la circonscription a tenu à donner son avis sur plusieurs sujets locaux.
La rentrée à l’Assemblée nationale est fixée au 1er octobre 2026, avec un projet de loi sur le logement étudié en commission quelques jours plus tôt.
Des sujets qui entrent en résonance avec les questions nationales et une «année intense». Le député dresse le bilan du macronisme. «Il ne faudra pas compter sur nous pour les laisser jouer les prolongations ni pour leur offrir une pause fraîcheur d’ici l’élection présidentielle».
Toutes les difficultés actuelles résultent selon Matthias Tavel, député LFI-NFP, de décisions prises par le Président Macron depuis 9 ans «ou qui n’ont pas été prises».
A titre d’exemple, les pompiers face aux incendies cet été, l’absence d’investissement dans le matériel conduit à ce qu’il y ait moins de Canadairs ou d’engins pour combattre les feux de forêt qu’en 2017. «On ne peut pas attendre le printemps prochain, si on veut que les pompiers aient du matériel en juillet, c’est maintenant qu’il faut prendre les décisions.»
L’élu se souvient du premier budget débattu en 2022 après les élections législatives, où des crédits supplémentaires pour la rénovation des logements ont été votés. «Le lendemain, Elisabeth Borne a dégainé le 49.3 pour annuler les crédits supplémentaires qu’on venait de voter». Sur ce sujet, il considère que le gouvernement de l’époque a «délibérément fait perdre 5 ans, et ce sont les français qui l’ont payé cet été».
La fermeture du bureau de poste de Donges, les expulsions de familles, sont des sujets «directement liés aux décisions gouvernementales».
Un autre budget y compris par la censure du gouvernement
Matthias Tavel indique clairement que son groupe «se prépare à mener la bataille pour avoir un autre budget que celui que proposera Monsieur Lecornu». Avec en ligne de mire le rétablissement de l’impôt sur la fortune, le blocage du prix des carburants «et pour engager des investissements dans les services publics et la transition écologique».
Le budget doit être présenté en Conseil des ministres fin septembre, avec un examen des recettes en commission à partir du 12 octobre, ce qui laisse jusqu’à mi-décembre pour débattre des dépenses, des recettes, du budget de la sécurité sociale et voter.
«On a besoin de plus de moyens pour le marais de Brière et la restauration des zones humides, la préservation de la biodiversité» souligne le député, qui souhaite plus de crédits et de fonctionnaires pour la justice ou les hôpitaux.
Validation ou non du rachat d’Everllence
Le gouvernement doit valider prochainement le rachat de l’entreprise «car il y a des activités sensibles comme les moteurs des sous-marins nucléaires» qui sont produits en France. Sur ce dossier, il reste «très inquiet», aucun engagement concret n’ayant été pris sur l’avenir du site nazairien, ni sur l’emploi ou les investissements attendus.
Le bail de l’hôpital de Saint-Nazaire
«La ministre de la santé nous a promis une réponse pour septembre, nous l’attendons de pied ferme, nous n’avons pas oublié l’échéance.» Le besoin de sortir de ce dossier est «vital» selon Matthias Tavel, que ce soit pour retrouver des finances pour le fonctionnement courant comme pour l’agrandissement des urgences.
Il rappelle le combat collectif avec le sénateur Philippe Grosvalet, le maire de Saint-Nazaire, le président du conseil d’administration de la clinique de l’Estuaire. Le gouvernement se serait engagé à étudier l’option d’une sortie du bail «avec des coûts significatifs, de l’ordre de 300 millions». Le directeur de la Caisse des Dépôts, interrogé par le député sur ce sujet, ne serait pas hostile à la participation de l’institution ou de l’Etat sur le financement.
L’avenir du site Général Electric incertain
Il doit y avoir des annonces à ce sujet prochainement, «je suis très inquiet» indique le député, à propos du dernier site d’assemblage éolien en France. «On a un gouvernement qui a enfin lancé des appels d’offres pour de nouveaux projets éoliens, qui a écrit dans sa stratégie qu’il souhaitait que ce soit fait avec des entreprises locales, on ne peut pas le faire sans le site de Montoir».
L’état doit selon lui garantir la pérennité du site de Montoir-de-Bretagne «y compris par la nationalisation si nécessaire».
Quand General Electric a racheté Alstom, ils ne se sont pas cachés sur le fait que l’éolien en mer ne les intéressait pas, «C’était dans la corbeille mais ce qui les intéressait c’était la partie turbines à gaz. l’Etat ne doit pas laisser General Electric fermer ce site, l’éolien en mer n’est pas moins stratégique que le nucléaire pour l’approvisionnement électrique souverain du pays».
«J’ai beaucoup pesé dans les débats parlementaires pour que l’éolien en mer existe»
Matthias Tavel se souvient qu’ils étaient peu nombreux à porter cette filière lors des débats sur l’énergie, «ça se comptait sur les doigts d’une main».
Le pont de Saint-Nazaire, infrastructure d’intérêt national doit aussi selon lui bénéficier «de financements de l’Etat» pour sa rénovation.
Faire converger l’exigence industrielle, sociale et environnementale
Sur ces sujets le député souhaite une forme de dynamique collective et indique qu’en cas de dissolution de l’Assemblée Nationale, il sera bien candidat, souhaitant «bien finir le travail commencé».
Le 29 octobre il profitera d’une «niche parlementaire» pour porter avec Aurélie Trouvé (députée LFI) une proposition de loi «pour renforcer le contrôle des investissements étrangers en France» et souhaite une majorité et un président de la République issus d’une nouvelle alliance populaire.
Matthias TAVEL, Député de la 8 ème circonscription – © Océanis Médias
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