Près de 300 personnes ont participé à un hommage mardi 24 février 2026 à Saint-Nazaire pour rappeler les 4 ans de guerre en Ukraine.

Les enfants ukrainiens agitent drapeaux et colombes en papier © Océanis Médias

Un triste anniversaire avec l’entrée dans une cinquième année de guerre pour l’Ukraine, attaquée et envahie par son voisin Russe le 24 février 2022.

A cette occasion, l’association Droujba, en partenariat avec l’association ukrainienne de Saint-Nazaire Kobza, ont souhaité montrer le quotidien des enfants d’Ukraine.

Pour les représentants des associations organisatrices, il s’agit en réalité de «la 12ème année de guerre, commencée en 2014 en Crimée et dans le Donbass avec la rupture des accords de Minsk et Budapest».

Cet hommage en musique, était tourné vers les enfants avec des discours poignants sur le sort qui leur est réservé depuis 2022. De jeunes enfants ukrainiens ont présenté une courte mise en scène de leur vision de la guerre.

Transferts forcés et retrait massif d’enfants ukrainiens de leurs familles, leur communauté et leur environnement culturel, enfants dispersés dans des régions sous contrôle russe, placés dans des familles d’accueil russes ou dans des camps de rééducation… tous subissent un endoctrinement systématique.

«57 régions de la Fédération de Russie, le Bélarus et les territoires occupés, sont des lieux de détention illégale d’enfants ukrainiens» souligne Katheryna. Ils seraient plus de 40 000, déportés en Russie.

Pour Brigitte, «cette pratique de rééducation vise à réprimer la langue, la culture et l’identité ukrainienne».

«L’occupation russe remodèle l’enfance ukrainienne sous la contrainte: intégration forcée au système éducatif russe et restriction d’accès à la langue ukrainienne portent atteinte au droit à l’identité culturelle et nationale, entraînant des obstacles majeurs et durables à la réintégration de ces enfants à l’Ukraine.»

Des violations de droits qui provoquent des traumatismes psychiques, physiologiques et émotionnels persistants, selon les associations, avec une perte de confiance, une identité bouleversée et des séquelles psychologiques à long terme.

«Les enfants de Marioupol, Odessa, Nova Kakhovka, Donetsk, Kharkiv ou Zaporijia ont connu une déportation forcée, la captivité ou encore de graves blessures par frappes de missiles et ont lutté pour vivre sous occupation» continuent Sandrine en français et Bogdan en ukrainien à l’attention du public venu écouter ces récits.

 

4 arches du drapeau ukrainien symbolisant 4 années de guerre – © Océanis Médias

 

D’autres enfants ont fui la guerre avec leurs familles, et sont venus s’installer à Saint-Nazaire et en Presqu’île pour une durée qu’ils espèrent la plus courte possible, avec l’espoir de la fin de la guerre qui frappe leur pays.

«Déracinés, ils ont changé d’environnement et ont dû tout réapprendre dans une autre langue» ajoutent Jacklyn et Liliya.

Ils sont plus de 200, scolarisés de la maternelle au lycée, dans les établissements publics et privés du secteur, certains menant une double scolarité à distance.

«Pour ces enfants et leurs familles, la difficulté réside aussi dans la nécessité de conserver leur culture ukrainienne et garder le contact avec l’Ukraine, malgré l’éloignement et les conditions de guerre.»

L’association Droujba dispose d’un local mis à disposition gracieusement par le centre commercial «le ruban bleu».

Des convois sont régulièrement organisés pour envoyer de l’aide vers l’Ukraine et une collecte de jouets était organisée ce mardi.

L’association recueille également des dons financiers ou matériels pour accompagner les ukrainiens de la région et les aide dans leurs démarches, la scolarité, la santé et l’accès à l’emploi et aux formations.

Contact association DROUJBA: assodroujba@gmail.com

Facebook: Association Droujba

Laisser un commentaire

Commentaires

Réseau média web

Liens utiles

Twitter

Afficher plus