Depuis septembre 2021, le terminal gazier de Saint-Nazaire Montoir reçoit des bateaux transportant du gaz liquéfié de la compagnie américaine Cheniere energy, basé à Houston.

Le groupe énergétique Engie importe du gaz de schiste issu de la fracturation hydraulique via le terminal gazier de Montoir-de-Bretagne du Grand-Port-Maritime de Nantes-Saint-Nazaire. Les élues et élus du groupe L’écologie ensemble au Conseil régional dénoncent une situation inacceptable, alors que l’exploitation des gaz de schiste est interdite sur le sol français. Ils demandent à Christelle Morançais, présidente du conseil de surveillance du port, d’agir au plus vite pour faire stopper ces importations anti-climat.

Selon l’ONG Les Amis de la Terre, le contrat à 1,6 milliards d’euros signé en catimini entre Engie et la compagnie américaine Cheniere Energy prévoit le transit par le terminal de Montoir de milliards de kWh jusqu’en 2032 en provenance des Etats-Unis. Pour les 10 prochaines années, notre région verra donc transiter un gaz de schiste dont l’exploration est interdite en France depuis 2011, et qui compte parmi les principales causes d’émissions de gaz à effet de serre. Le gaz importé proviendra en effet d’un bassin dont la production exponentielle prévue pourrait consommer près de 10 % du budget carbone mondial restant pour rester sous le seuil critique de + 1,5 °C selon l’ONG.

Pour Pascale Hameau, conseillère régionale de Loire-Atlantique : “Ce nouveau contrat est inadmissible. Il montre que le nouveau projet stratégique 2021-2026 tout récemment adopté par le conseil de surveillance du Grand Port Maritime, qui vise à en faire “l’éco-port national du Grand Ouest", n’était qu’une stratégie de façade. Pour respecter les accords de Paris, il y a urgence à changer réellement de cap et désinvestir les énergies fossiles ! ” 

Les élues et élus du groupe L’écologie ensemble demandent une réaction de Christelle Morançais pour sommer l’Etat, actionnaire d’Engie, d’agir et de revenir sur ce contrat aux conséquences environnementales et climatiques désastreuses. A l’automne 2020, sous la pression politique et celle des associations, Engie avait déjà dû renoncer à un contrat gazier avec une société qui utilisait la fracturation hydraulique pour exploiter du gaz de schiste.

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