Le parc paysager, bien connu de toutes les générations à Saint-Nazaire, entame une nouvelle phase de régénération et poursuit sa transformation.

Le Parc Paysager – © Océanis Médias

Objectif, mieux répondre aux usages et aux enjeux de biodiversité pour ce poumon vert de 25 hectares en bordure du centre-ville.

Une première phase de plantations est intervenue en mars 2025 après l’abattage de 26 peupliers de l’avenue Suzanne Lenglen.

Des arbres malheureusement en fin de vie et devenus dangereux au moindre coup de vent, plantés avant la création du parc, à la fin des années 50.

Au total, 300 arbres, presque autant d’arbustes et plusieurs milliers de vivaces seront plantés tout au long du mois de février.

Dans un premier temps, les nouvelles plantations seront concentrées sur le secteur nord du parc, près de l’avenue Suzanne-Lenglen.

Aux abords du nouveau boulodrome et des skateparks, plus de 80 arbres ainsi que des milliers d’arbustes et de vivaces seront également plantés en mars et avril.

Érables, prunus et arbres fruitiers notamment, des essences locales adaptées au climat et au sol ont été privilégiées afin d’offrir un cadre verdoyant durable et ombragé. Ces opérations s’inscrivent dans la continuité de la première phase de plantations, qui avait déjà permis la mise en terre de 300 arbres en mars 2025.

Sur l’ensemble du parc paysager, un tiers des arbres sont en bon état sanitaire, un second tiers en surveillance et un tiers en fin de vie. C’est pourquoi depuis plusieurs années, un plan de renaturation a été lancé.

Des opérations d’enrichissement du sol ont également lieu à divers endroits, pour compenser un sol pauvre, constitué de gravats de l’ancienne ville.

Une commission composée d’élus, d’associations et de nazairiens a travaillé sur plusieurs hypothèses il y a 2 ans. Notamment sur le renforcement ou non du caractère forestier du parc, sur l’avenir du plan d’eau, etc…

Pour rendre le parc toujours plus accueillant et convivial, du mobilier supplémentaire sera installé durant l’été, à proximité de ces nouveaux aménagements : table de pique-nique, bancs et transats, viendront enrichir les espaces de détente.

Près de l’étang – © Océanis Médias

En complément des plantations d’arbres, une zone en gestion naturelle sera aménagée au printemps sur une partie des berges Sud du plan d’eau du Parc Paysager afin de favoriser le développement de la biodiversité.

En effet, le piétinement répété et la forte présence d’oies provoquent l’érosion des berges et fragilisent la végétation, indispensable à leur stabilité.

Les interventions viseront, du côté de l’île aux oies et des peupliers, à limiter l’accès aux berges par l’installation de ganivelles afin de favoriser la régénération naturelle.

Du côté du canal, les pentes seront remodelées et des plantes adaptées aux milieux humides (iris des marais, typhas, acores, carex, salicaires) seront implantées pour recréer un écosystème de rive, filtrer naturellement l’eau et renforcer les berges.

L’INFO EN +

Cet espace vert a été créé après la seconde guerre sur un ancien marais, d’où le nom de «grand marais».

Une partie du parc était également un champ de courses, et l’on retrouve justement la « rue de l’hippodrome » juste au coin du parc, au bas de la rue de la caserne.

La ville d’avant guerre se terminait aux environs du grand marais. Côté mer, l’avenue Mitterrand n’était qu’un chemin de terre, et après le jardin des plantes, les maisons étaient dispersées: le grand casino (lycée st-Louis), le quartier de Sautron, la rue puis route de Pornichet, le quartier de Trélan.

 

 

De l’autre côté la ville se terminait au niveau du carrefour actuel des boulevards Gustave Gâté et Mermoz (qui n’existait pas).

Pour combler le grand marais, dans les années 50-60, des millions de m3 de sable provenant notamment de la baie du « grand traict » (devant St-Louis) ainsi que les gravats des maisons et immeubles détruits, ont été déversés afin de renforcer le site et de créer la fameuse « butte » du parc.

L’étang sera l’un des premiers éléments du parc en 1958, avec les plantations le long du boulevard Suzanne Lenglen.

Au total, avec « le petit parc » (entre le front de mer et le grand parc) et la plaine des sports (soucoupe, piscine, tennis, stades…) l’ensemble atteint 50 hectares.

Sur la partie proche du centre-ville, des jeux pour enfants avaient été créés en 1960 : balançoires à nacelles, piste de patin à roulettes, terrains de basket, bassins à bateaux, cages à poules…

Le parc paysager sera entièrement terminé en 1963.

 

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