Dans un communiqué commun, le député de la 8ème circonscription de Loire-Atlantique, Matthias Tavel et les élus du groupe «Ensemble, solidaires et écologistes» au conseil municipal, réclament un lieu d’accueil d’urgence.

«Vendredi 9 janvier 2026, cinq familles hébergées à l’hôtel 1ère classe de Trignac, à qui le 115 a refusé la poursuite de la mise à l’abri, ont été mise à la rue.»

«Ces familles sont composées de 8 adultes et 10 enfants pourtant scolarisés à Saint-Nazaire, pour la plupart très jeunes en école primaire.»

«Le Collectif Urgence Sociale, avec le soutien du collectif Zéro enfant à la Rue et de la FCPE ont organisé un campement de fortune dans les locaux de la périscolaire de l’école Camus à Saint-Nazaire, afin de mettre notamment les enfants à l’abri pour le week-end.»

Après leur départ le lundi matin avant la reprise des cours, «trois familles sont restées sans solution d’hébergement».

Deux autres familles «ont finalement obtenu une prise en charge compte tenu de leur grande vulnérabilité».

Le député et les élus du groupe soulignent que de nombreux logements vacants sur la ville pourraient permettre une mise à l’abri des familles «au moins temporairement».

«Le droit à l’hébergement d’urgence est constitutionnel et inconditionnel. C’est à l’Etat qu’il revient de d’honorer cette obligation par la mise en œuvre sans délai de solutions d’hébergement pour ces personnes comme pour l’ensemble des personnes sans-abri.»

Pour les élus, «l’Etat, à travers le Préfet, est aujourd’hui doublement défaillant» car celui-ci ne propose pas d’hébergements et refuse de réquisitionner des logements vacants.

Ils vont plus loin, estimant que «si cette obligation incombe bien en premier lieu à l’État, rien n’interdit à la mairie de Saint-Nazaire et donc à son Maire de pourvoir aux carences de l’État en ouvrant un lieu d’accueil pour éviter que des enfants ne dorment à la rue».

Revendiquant que «un toit est un droit», ils exigent de l’Etat «qu’il assume sa responsabilité et mette à l’abri ces familles en proposant un hébergement d’urgence».

Matthias Tavel, et les élus du groupe présidé par Magali Fenech et Gaëlle Bénizé-Thual demandent au maire de Saint-Nazaire David SAMZUN «d’ouvrir dans l’immédiat un lieu d’accueil d’urgence pour qu’aucun enfant ne dorme à la rue».

 

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Cette publication a un commentaire

  1. Albertz

    Se borner aux seules conséquences, jusqu’à proposer de saisir des logements vacants (lesquels ?) sans jamais remettre en question le pourquoi du nombre grandissants de SDF et de la saturation de l’hébergement d’urgence, est une faute quand on est élu de la nation.

    Plus de la moitié des SDF sont des étrangers, source INSEE. Les services d’hébergement d’urgence sont occupés à 80% par des étrangers, dont les deux-tiers sont des sans-papiers.

    L’immigration légale implique que les étrangers doivent avoir suffisamment de revenus pour subvenir à leurs besoins, du moins dans les premiers mois sur le territoire Français. L’immigration illégale, reléguée à une simple (sic) formalité administrative à régulariser depuis 2012, est une erreur d’appréciation dramatique sur le plan humain, social et économique qui engendre depuis plus de 10 ans la situation que l’on connaît.

    Là où l’extrême-droite surfe sur cette situation pour appuyer ses idées xénophobes, la gauche est totalement lâche et inaudible sur la nécessaire régulation de l’immigration et reprise en main de la politique migratoire, se bornant à ne proposer qu’une « politique de l’accueil » et « plus de moyens ». Toujours.

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