Le «collectif Gavy-Porcé» se rappelle au bon souvenir des candidats avant le premier tour des municipales.

Les représentants de la LPO, AC Anti corruption, Bretagne Vivante, Natur-Action, Solidaires, Soulèvements de la terre, Les amis de Porcé

 

Les 14 associations qui le composent annoncent lors d’une conférence de presse début mars 2026, qu’un second recours juridique a bien été déposé contre le projet.

A cette occasion, l’ancienne élue Françoise Verchère, qui a été maire de Bouguenais et conseillère générale, représentant l’association «AC! anti-corruption» était présente «en soutien au collectif mais sans le rejoindre».

Pour rappel le projet «Destination Gavy» prévoit 336 logements, un hôtel, un centre de formation et de loisirs UCPA sur le site de l’université et ses abords, soit près de 8 hectares.

Si la plupart des associations qui composent le collectif ne sont pas totalement opposées à quelques immeubles sur les espaces abandonnés (anciens parkings), toutes refusent des bâtiments en lisière du vallon de Trébézy et du bois de Porcé.

Surtout, ce projet de tour de standing de 14 étages en aplomb du bois, est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et lancé la protestation au printemps 2023.

Selon le collectif, «ce projet va à l’encontre de la loi climat et résilience et du zéro artificialisation nette des sols».

Le lieu est riche en biodiversité, avec de nombreuses espèces, et une centaine d’arbres seraient détruits «soit la majorité sur les 135 répertoriés sur le site du projet».

Pour Gwénola Kervingant de «Bretagne Vivante», «il n’y a pas eu d’état initial sur le boisement limitrophe, le projet est dispensé d’étude d’impact car il y a une analyse faune-flore», une décision que le collectif remet en question.

Elle précise que «le Scot (schéma de cohérence territoriale NDLR) prévoit une urbanisation limitée dans les espaces proches du rivage». Or, «construire une tour de 14 étages avec une rupture de 1,5 km entre Kerlédé et Gavy, ne garantit pas une urbanisation limitée» d’autant qu’elle pointe aussi «des insuffisances dans le dossier de gestion des eaux pluviales».

Les recours déposés par le collectif portent sur le permis d’aménager, contesté en avril 2025, et sur le dossier de la loi sur l’eau avec un recours déposé au Tribunal administratif de Nantes fin 2025.

Les contestations portent aussi sur l’absence de dossier sur les espèces protégées, la destruction ou le dérangement. «Il n’y a pas eu de dérogation» mentionne Joël Bourlès de la «LPO».

L’expert des oiseaux précise que sur 6 espèces animales protégées répertoriées, le pic épeichette, l’orvet, le verdier, les chauves souris, le lézard des murailles et le martinet noir, seul ce dernier a été retenu.

«Les mesures de compensation sont dérisoires, et concernent uniquement le martinet noir avec 4 nichoirs proposés» s’insurge-t-il.

Alain Yviquel de « Natur-Action » ajoute que « le site à l’abandon pendant 3 ou 4 ans avant les travaux, conduit au retour de nombreuses espèces, non prises en compte ».

Minimiser les impacts en saucissonnant les projets

Pour Françoise Verchère, «on fait toujours les mêmes erreurs, c’est le porteur de projet qui fait les études» Un problème rencontré dans toutes les procédures selon elle, «il faut qu’il paye effectivement mais ne choisisse pas qui la fait».

Chaque immeuble est pris individuellement et « ce saucissonnage » évite une étude d’impact globale sur les eaux « alors que tous les projets son liés ».

A la lecture du rapport de la Chambre régionale des comptes, elle a constaté que «les 9 400 logements nécessaires estimés par l’agglo d’ici 2030», ne sont pas justifiés. «Le rapport dit que le besoin réel est de 5 000 logements sur le territoire».

Un chiffre qui contredit la volonté du maire de Saint-Nazaire d’urbaniser coûte que coûte ce site exceptionnel.

D’autant que d’autres sites sont menacés comme le rappelle Alain Yviquel, «Coulvé et les Québrais sont revenus dans l’actualité, tout comme les 26 hectares du Lérioux à Océanis.»

Françoise Verchère a relevé des incohérences, comme des conflits d’intérêt «question immobilier et environnement, il pourrait y avoir des choses pas très claires».

A ce titre «AC! A écrit à la Chambre des comptes pour savoir si elle avait signalé à la justice ce qu’elle a trouvé».

Emmanuelle Lefevre qui intervenait au nom de «Solidaires» et des «Soulèvements de la Terre», craint que «cet espace beau et fragile, préservé, magnifique, devienne un espace privé avec des logements».

Elle rappelle que les promoteurs ICADE et DUVAL ont indiqué clairement lors des réunions publiques que «la rentabilité du projet se ferait grâce à la tour».

Au niveau archéologique, des fouilles doivent intervenir avec la DRAC. Le site étant signalé comme Gallo-Romain et la proximité d’un théâtre antique y est fortement suspectée.

Le collectif Gavy-Porcé organisera pour la troisième année consécutive, une grande fête avec pique-nique, visites des lieux et débats, DIMANCHE 31 MAI 2026 à partir de midi sur le site de Gavy Université.

Une cagnotte Litchi pour soutenir le collectif notamment au niveau juridique est en ligne (cliquez ici).

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