
Avec un mouvement qui prend de l’ampleur à travers le pays, et des lycéens qui expriment leurs inquiétudes, les syndicats prennent position dans le conflit.
La FCPE, fédération des conseils de parents d’élèves de l’enseignement public, indique soutenir les manifestations prévues mardi 6 octobre 2026.
A Saint-Nazaire, le rendez-vous est fixé à 10h devant la Cité scolaire, puis un cortège se rendra à la sous-préfecture afin de tenter d’y rencontrer la sous-préfète.
Si elle condamne les violences et dégradations survenues dans le cadre des mobilisations, souvent commises par des individus extérieurs aux établissements scolaires, la FCPE s’indigne «des réponses disproportionnées à leur encontre», indiquant avoir reçu des «témoignages de jeunes, victimes de violences de la part des forces de l’ordre».
Les cours en présentiel suspendus lundi et mardi
La fermeture des établissements scolaires tels que le lycée Aristide Briand à Saint-Nazaire, où les cours sont suspendus lundi et mardi par arrêté préfectoral afin d’éviter les rassemblements devant les établissements, ne semble pas une solution pour l’organisation syndicale.
Si la sécurité des élèves et du personnel est importante aux yeux des représentants de parents d’élèves, ils considèrent qu’ «une mesure présentée comme protectrice peut aussi être vécue comme une sanction ou comme une façon d’éloigner les jeunes de leur lieu de mobilisation».
Soulignant que les lycéens seraient en demande d’attention, «fermer les portes des lycées plutôt qu’ouvrir immédiatement le dialogue risque d’augmenter le sentiment de ne pas être écoutés et d’alimenter davantage la colère».
La FCPE prend acte «des temps d’échange annoncés par le lycée Aristide Briand, de la consultation proposée aux élèves et de la réunion du Conseil de Vie Lycéenne prévue le 14 octobre».
Un dialogue qui ne pourrait attendre cette date, c’est pourquoi la fédération des conseils de parents d’élèves appelle les parents à «défendre le droit de nos enfants à étudier dans de bonnes conditions, mais aussi leur droit à s’exprimer, à contester, à être écoutés et à être protégés».
Dans cette optique, la FCPE appelle «les parents et adultes se sentant concernés» à participer à la marche du 6 octobre «en solidarité avec la jeunesse, mais aussi pour assurer leur protection et leur sécurité».
41 établissements concernés par une interdiction de se rassembler
Reste à savoir si les tensions vont persister mardi, la préfecture de Loire-Atlantique ayant interdit tout rassemblement aux abords de 41 lycées du département jusqu’au 6 octobre à 18h.
Tous les lycées, publics et privés de St-Nazaire sont concernés, ainsi que le collège Anita Conti. Le lycée d’Heinlex et ceux de La Baule et Guérande faisant exception.
Cité scolaire de St-Nazaire – © Océanis Médias