
Largement fragilisée par la vidange de l’étang depuis début septembre, la digue de l’étang du Bois Joalland à Saint-Nazaire s’est partiellement effondrée vendredi 23 octobre 2026.
Mardi dernier, les services de la ville avaient constaté qu’une fissure apparue quelques jours auparavant, s’était élargie dangereusement sur l’accotement côté étang.
En urgence, l’accès était bloqué par la Police municipale dans l’après-midi, le temps de matérialiser l’interdiction de circulation sur la route menant au quartier de l’Immaculée, qui passe sur la digue-barrage.
Accès interdit aux piétons
Depuis l’effondrement de vendredi, l’accès est strictement interdit, malgré quelques badauds qui franchissent les barrières installées de part et d’autre de la portion de route concernée.
Un bureau d’étude, ISL Ingénierie, missionné par la Ville pour contrôler et suivre le barrage de l’étang, où passe la route du bois Joalland, avait décelé des problèmes dans la structure de l’ouvrage et «recommandé à la Ville de procéder sans délai à une vidange complète pour soulager la structure et d’engager les travaux plus rapidement que prévu».
Les travaux, auxquels il faut désormais ajouter la reconstruction de la digue, vont durer de longs mois.

Une réserve d’eau longue à reconstituer
Les 2 millions de mètres cubes d’eau de l’étang de 65 hectares sont envoyés vers les bassins de Guindreff et le parc paysager, le reste vers la Brière et la mer.
Espérons que les services de la ville aient anticipé un stockage préventif afin de l’utiliser sur les plantations d’arbres récentes en ville, l’été prochain lors de probables canicules. Ont-ils aussi proposé aux agriculteurs frappés par la sécheresse, de venir se servir ? Aucune information sur le sujet n’a été communiquée par la Ville.
L’assèchement de l’étang est en cours, une large partie est déjà découverte, là où les fonds ne dépassent pas 3 mètres. Une opération de transfert des poissons doit être organisée fin novembre.
Mais l’étang étant alimenté par l’eau de pluie, après les travaux, il faudra plusieurs années pour qu’il se remplisse à nouveau naturellement et voir revenir les dériveurs et kayaks des écoles de voile.
La digue effondrée © Océanis Médias
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