A l’origine de la grogne, le déménagement prévu du syndicat Solidaires dans une partie des locaux de Force Ouvrière. Les deux refusent catégoriquement ce petit arrangement.

Les manifestants et des slogans – © Océanis Médias

En juin 2025, la mairie de Saint-Nazaire convoque le syndicat Solidaires pour «étudier ensemble un relogement en raison de l’insalubrité des locaux».

Après deux courriers de la part du syndicat, laissés sans réponses, un rassemblement à l’appel de FO, la CGT, la CFTC, Solidaires et la FSU a eu lieu ce mardi 10 mars 2026 devant la mairie, rassemblant près de 80 personnes.

Une réponse est finalement parvenue hier, signée du Directeur Général des services de la ville, qui précise qu’il a «pris bonne note de la position exprimée par les différentes organisations syndicales» sur le refus de partager les locaux de Force Ouvrière situés rue François Marceau.

Il ajoute que, «contrairement à ce que vous indiquez (…) il n’y a actuellement aucune procédure d’alignement en cours sur la parcelle» où sont situés les locaux de Sud-Solidaires.

Une rumeur circulait depuis quelques mois sur l’origine de la demande municipale d’envisager un nouveau local, à savoir la destruction du bâtiment.

Les revendications portées par Yann Le Fol, secrétaire général de l’union locale de Force Ouvrière St-Nazaire et sa région, restent claires, «il faut un nouveau local pour Solidaires sans délai, et que FO conserve ses locaux tels qu’ils sont aujourd’hui».

Il ajoute que le Maire David Samzun «sait très bien le nombre de salariés dans le bassin nazairien qui ont besoin de défense, mais il s’en moque».

Le représentant syndical exige «une réponse, une prise de position sans délai, pas une promesse de campagne».

Pour Sophie Lesachey, co-secrétaire de l’union locale Solidaires, «notre intérêt ce n’est pas de perdre des locaux comme FO, c’est de pouvoir travailler», indiquant l’impossibilité de travailler et recevoir correctement «dans le taudis dans lequel on est depuis plusieurs années».

Elle mentionne l’absence d’issues de secours, de lumière ou de connexion internet «on est obligés de se déplacer avec une lampe frontale quand on vient chercher du matériel».

Le local ayant également fait l’objet d’un cambriolage, les accès ont été «rafistolés avec des planches de bois».

Actuellement les militants se retrouvent souvent à Agora 1901, mais Sophie Lesachey souligne l’absence de confidentialité du lieu. «On ne demande pas grand chose, on veut juste un bureau, une salle de réunion, on ne va pas aller chez F.O comme ça de façon autoritaire, mais on veut un local, en centre ville».

L’évocation d’une proposition de mobil-home sur Méan-Penhoët provoque l’hilarité de l’assistance.

Le syndicat revendique 80 à 90 adhérents à la Stran «ça veut dire qu’on est une force», qui est également importante à La Poste, ou dans l’Education Nationale notamment.

Yann Le Fol indique que la mairie se serait basée sur une représentativité syndicale pour calculer les espaces dédiés aux différents syndicats et donc diviser celui de FO pour le partager, «on a calculé celle de Monsieur Samzun, qui sur 50 000 électeurs a eu 11% en gros, on lui a demandé si les locaux qui lui étaient attribués n’étaient pas sur-dimensionnés par rapport à son résultat».

Ne voyant aucun représentant municipal venir à leur rencontre, les manifestants décident de monter «chercher le rendez-vous». Ils seront reçus par Guillaume Saupin, Directeur de cabinet du maire.

Toutefois à l’issue de leur rencontre, aucune avancée ni engagement n’ont été actés. Les syndicats restent sur leurs revendications inchangées et comptent continuer leurs actions afin d’obtenir un local aux normes pour Solidaires sans perte de locaux pour les autres.

 

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