
Ils n’ont rien en commun, l’un est un club de sport, l’autre un parti politique. Pourtant tous deux appellent au calme dans le conflit des lycéens.
C’est sur leurs pages Facebook respectives que le SNAF, le Saint-Nazaire Atlantique Football et le Rassemblement National, ont publié des appels au calme après les violences entre lycéens et forces de l’ordre mercredi 7 octobre 2026.
Manifester oui, casser non – SNAF
Le club de foot se dit consterné par l’expérience vécue par des enfants de 8 et 9 ans mercredi matin alors qu’ils venaient au stade Léo Lagrange pour jouer au football.
«A la place, ils ont entendu des cris, vu des jeunes courir et des poubelles brûler. Certains ont eu les yeux irrités par les gaz lacrymogènes» indique le club, qui ajoute que les enfants «ont également vu des personnes masquées ou cagoulées et entendu parler d’essence, de casse ou encore de vols».
Au vu des événements, le club a décidé d’annuler toutes ses séances d’entrainement prévues l’après midi, afin de protéger ses licenciés, les familles et les éducateurs.
«Ces enfants voulaient simplement venir jouer au foot» précise le SNAF, qui dit respecter le droit de chacun à manifester et exprimer ses revendications. «Mais la violence et les dégradations ne doivent jamais mettre en danger ceux qui n’ont rien demandé, encore moins des enfants.»
Même son de cloche du côté du RN nazairien. Julio Pichon, tête de liste aux dernières municipales et élu de l’opposition dénonce «une extrême violence qui s’abat sur notre lycée», parlant des intrusions, dégradations, alarmes déclenchées au lycée Aristide Briand et des projectiles lancés contre les forces de l’ordre.
Des slogans anti RN et anti Police dans les manifestations
L’élu se demande aussi «qui instrumentalise la colère de ces jeunes ?», en entendant «la jeunesse emmerde le Front National» dans les rangs des manifestants.
«Quel rôle jouent les organisations politiques et les syndicats politisés qui accompagnent et soutiennent cette mobilisation ?» interroge Julio Pichon.
Souhaitant une jeunesse respectée, des débats démocratiques et des manifestations sans violences, il ajoute que «nos lycéens ont le droit d’avoir des revendications et de manifester, mais certainement pas de dégrader leur propre lycée ni de s’en prendre aux forces de l’ordre».
Pour le Rassemblement National, «la violence a toujours été et restera notre ligne rouge», tout en ajoutant que la jeunesse qui manifeste actuellement «mérite mieux que la radicalisation et la violence».
Un slogan des lycéens – © Océanis Médias
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