Une marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale était organisée un peu partout en France samedi 26 septembre 2026.

A Saint-Nazaire, après un rassemblement à partir de 14 heures place de l’Amérique Latine, plus de 600 personnes ont défilé vers la sous-préfecture, la mairie puis le front de mer.

Quelques drapeaux habituels et militants associatifs mais aussi beaucoup de personnes non engagées dans ces structures, qui avaient décidé de se joindre à cette action

La loi Duplomp, les projets d’urbanisation de Gavy ou la plateforme logistique de Campbon ont été mis en avant dans les prises de parole.

Arielle, militante associative est la première à s’exprimer sous la forme d’un courrier lu à l’attention du président de la République.

«Qui aurait pu prédire que plus de 8 000 personnes mourraient de la canicule cet été ? Qui aurait pu prédire que des millions d’animaux d’élevage allaient mourir de chaud en quelques jours ?» faisant allusion notamment aux volailles mortes dans des hangars surchauffés.

Plusieurs personnes prendront le relais pour lire cette lettre où toute la faune sauvage brûlée vive dans les centaines d’incendies partout sur le territoire, avec une estimation impossible mais qui se compte sûrement en millions, est aussi évoquée pour ne pas oublier que les humains n’étaient pas les seuls impactés.

Les coupes budgétaires, responsables d’écoles surchauffées, d’hôpitaux débordés et de pompiers sans moyens pour lutter contre les incendies sont rappelées aux bons souvenirs du président Macron.

Les profits de Total Energies de plus de 5,4 milliards de dollars, stigmatisés par les militants associatifs. Cet été caniculaire n’est pas une surprise, «tout était écrit, personne ne pouvait l’ignorer, les compagnies pétrolières savaient déjà depuis 1971, le Giec l’avait prédit lui aussi depuis 1990».

«Pétitions, articles de presse, manifestations, de milliers de scientifiques du monde entier ont tenté d’alerter les dirigeants politiques, et ont été ignorés» s’indigne une femme au micro.

«Nous nous sommes mobilisés, depuis que vous avez été élu, par centaines de milliers dans les grèves, marches et pétitions pour le climat, nous nous sommes mobilisés sur les rond-point quand la question du prix du carburant a rendu évident que la fin du mois et la fin du monde sont le même combat», la nécessaire bifurcation écologique «ne pouvant se faire au détriment des travailleurs pauvres».

marche pour le climat Saint-Nazaire

Exilés et déplacés victimes de dérèglements climatiques, de guerres économiques ou militaires mais aussi les projets de méga bassines, «pour que l’eau reste un commun et non le privilège de quelques exploitations» sont aussi décrits comme des motifs des mobilisations.

Deux millions de signatures contre le retour d’un insecticide interdit n’ont pas plus fait bouger le président.

Le fonds vert permettant aux communes de se protéger a aussi été abaissé, «passant de 2,5 milliards d’euros à 837 millions, alors que vous avez ajouté 6,7 milliards au budget des armées en une année» s’indigne une militante nazairienne au micro, «alors que toute notre sécurité civile tient sous le milliard avec 12 avions bombardiers d’eau».

«Nous venons vous demander des comptes»

Un plan d’urgence est demandé, l’été prochain et les suivants risquant à nouveau de partir sur des températures excessives et inhabituelles, avec la création de «lieux frais accessibles à chaque bassin de vie» afin de ne plus mourir de chaud dans les écoles, crèches, Ehpad et hôpitaux.

Les revendications s’étendent aussi à des moyens humains et matériels, «des moyens réels pour les secours», ainsi qu’un fonds pour les paysans sinistrés, le sauvetage de la faune «inscrit dans le plan de catastrophes».

On ne s’adapte pas à une catastrophe que l’on continue d’alimenter

La fin de toutes les subventions aux énergies fossiles est aussi selon les organisateurs, une décision radicale à prendre en urgence, de même que la protection et la restauration des forêts, «des sols à protéger, des haies replantées, des rivières et des nappes traitées comme des communs et non comme des stocks à privatiser».

Des transports publics accessibles, ainsi que la rénovation thermique sont mis en avant par les intervenantes.

Et le financement de toutes ces mesures ?

Pour les financer, tous exigent «que contribuent celles et ceux qui ont fabriqué la catastrophe, et qui en tirent profit» notamment par la taxation des super-profits liés aux énergies fossiles, à l’armement et la mise en place d’un impôt climat «sur le patrimoine des plus riches».

Marche pour le climat  © Océanis Médias

 

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