«Foutez-nous la paix !». C’est avec ce slogan que le collectif nazairien antimilitariste «A bas la guerre» appelait à manifester ce vendredi 8 mai 2026.

Des manifestants venus de loin – © Océanis Médias

La date n’a pas été choisie par hasard. Alors que l’on célèbre la fin de la seconde guerre mondiale le 8 mai 1945, les organisateurs, rejoints par la CGT, la FSU, FO, Solidaires 44, le PCF, LFI, le NPA, Jeunes Révolutionnaires, Attac, le Mrap, la Libre Pensée, souhaitaient protester contre «la militarisation actuelle du pays».

Les participants dénoncent pêle-mêle la guerre en Ukraine, les bombes «de Trump et Netanyahou sur Gaza, l’Iran, le Liban et tout le Moyen-Orient au risque d’une généralisation mondiale».

Le président français n’est pas épargné, ses «discours guerriers» étant pointés du doigt tout comme le renforcement des armées et de la dissuasion nucléaire «engloutissant des dizaines de milliards d’euros».

Si le collectif rappelle les horreurs de la seconde guerre, les dizaines de millions de morts, les villes rasées, l’horreur des camps de concentration et les bombes atomiques sur le Japon, ils ne veulent pas que Saint-Nazaire soit au cœur de la militarisation du pays.

«Rasée à 80% pendant la seconde guerre mondiale, elle s’apprête à accueillir la construction d’un porte-avions nucléaire qui coûtera des dizaines de milliards d’euros alors que cet argent pourrait servir à construire une industrie éco-responsable.»

Les manifestants dénoncent par ailleurs le «bétonnage» des bords de Loire par Naval Group près de Nantes pour étendre le site qui produira les propulseurs nucléaires du futur porte-avions.

Près de 500 personnes étaient regroupées place de l’Amérique Latine à 11h ce vendredi, avant que quelques centaines de manifestants supplémentaires ne les rejoignent lors du défilé vers l’hôtel de ville puis le front de mer où une maquette du porte-avions a été brûlée symboliquement sur la plage du petit traict face à la place du Commando.

Un important dispositif de sécurité composé d’une quinzaine de camions de CRS était positionné à proximité du Ruban Bleu. Les autorités craignaient des débordements, misant sur près de 2 000 à 3 000 manifestants.

Quelques tensions entre manifestants et forces de l’ordre ont conduit à trois interpellations avec deux gardes à vue dont une seule s’est prolongée en fin de journée.

Au final le rassemblement et la manifestation qui se voulaient festifs se sont déroulés dans un climat de tension modérée.

 

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