Ils ont reconduit leur mouvement de grève depuis le 9 mars 2026, il y a déjà deux mois. Les animateurs péri-scolaires gardent malgré tout espoir.

Rassemblement devant l’école Lamartine – Océanis Médias

Mobilisés ce jeudi 7 mai devant l’école Alphonse de Lamartine boulevard de la Libération, les animatrices et animateurs qui s’occupent des enfants le midi ainsi qu’avant et après les cours, sont plus déterminés que jamais.

Un jour par semaine, ils se retrouvent devant une école de la ville avec un stand de boissons et nourriture sur le coup de midi pour échanger avec les familles.

Car après deux mois de mobilisation, un nouveau préavis de grève court jusqu’au 30 septembre prochain. «La précarisation du métier étant le véritable nœud du problème» soulignent les agents du service Enfance-Education de Saint-Nazaire.

Pour rappel, le mouvement est né de deux principaux éléments. D’une part la non prise en compte de l’annualisation du temps de travail dans le nouveau règlement «alors que la majorité des agents s’en plaignent et ont des difficultés à articuler vie professionnelle et vie privée», notamment par des horaires particuliers ou des congés imposés.

D’autre part, ils reprochent l’absence d’égalité entre agents municipaux lors de l’épisode neigeux début janvier. Pour les animateurs le télétravail n’était par définition pas possible et la pose de jours de congés leur a été imposée malgré le caractère imprévisible de la météo.

Ces deux points ont été le déclencheur d’autres griefs envers leur employeur. Les astreintes des agents du pool de remplacement, les postes restant vacants, la prise en charge de plus en plus difficile et nombreuse d’enfants à besoins spécifiques dans le cadre de l’inclusion, un manque de formation et des problématiques liées à l’organisation et au matériel.

Pour ceux qui utilisent leur véhicule personnel pendant le temps de travail pour se rendre d’un site à un autre, la suspension ou l’annulation de la prime d’itinérance dont ils bénéficiaient est aussi vécue comme un recul de leurs droits.

La Ville semble vouloir trouver une solution

Les négociations compliquées entre les parties, ont toutefois donné quelques avancées, comme «la réintroduction de la prime d’itinérance pour trois des métiers qui l’avaient perdue», mais aussi du matériel et possiblement un plan de formation sur trois ans pour les agents du PRI, le Pool Ressource Inclusion.

Ces propositions ont toutefois été jugées insuffisantes au regard des enjeux et de la mobilisation des personnels d’où le nouveau préavis de grève jusqu’après l’été.

Alors que la situation semble bloquée, une lueur d’espoir se dessine. Pierrick, animateur et syndicaliste CGT annonçait ce midi «alors que les négociations semblaient au point mort, en fin de CST le 5 mai, l’élu au personnel a demandé à échanger avec notre syndicat».

La municipalité semble ouverte à une sortie de crise et «travaille à de nouvelles propositions, notamment sur la dé-précarisation» indique la CGT.

Toutefois en attendant des propositions concrètes du côté de la Ville de Saint-Nazaire, «les agents restent mobilisés».

Ils souhaitent une reconnaissance des particularités du métier, notamment ses horaires atypiques et les contraintes du temps de travail annualisé. «L’animation est un vrai métier qui a besoin de stabilité car les enjeux éducatifs sont forts» rappelant leur attachement à «accueillir tous les enfants sans distinction, qu’ils soient en situation particulière ou non».

L’autre point essentiel aux yeux des animateurs péri-scolaires, c’est «une question de moyens, avoir un service stable qui donne envie d’y postuler, d’être recruté, de rester, de s’investir et d’y progresser».

Pour tous, l’animation n’est pas vue comme un métier de transition ou un job d’été, ils considèrent exercer «un vrai métier, pas un métier à 20%, 80% ou 90%».

 

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