Deux équipages de la police municipale de Saint-Nazaire étaient présents jeudi 23 avril 2026 sur le front de mer au niveau de Sautron.

Objectif, sensibiliser mais aussi verbaliser les infractions au code de la route. En premier lieu les écouteurs ou casques que les cyclistes ont la fâcheuse habitude de porter, mais aussi la vitesse et la circulation des vélos et trottinettes sur l’espace réservé aux piétons.
Une opération à laquelle assistaient Jean-Luc Séchet, adjoint à la tranquillité publique, David Monnier le directeur de la tranquillité publique qui regroupe la police municipale, les ASVP et les médiateurs, ainsi que Frédéric Gougaud, chef de la police municipale nazairienne.
Si la plupart des personnes en infraction reconnaissent leurs torts, certains sont plus récalcitrants à l’instar d’un jeune cycliste qui vient de prendre une amende de quatrième classe de 135 € pour le port des écouteurs et la conduite sur l’espace piétonnier.
Le policier qui l’a interpellé, chef de service de la police municipale de Saint-Nazaire depuis sa création, nous indique l’individu «c’est quelqu’un de mauvaise foi, il est parti là bas et il a encore le téléphone à l’oreille. Donc il a pris une amende à 135 €».
L’ancien gendarme précise qu’il y a «beaucoup de sollicitations de gens qui se plaignent des trottinettes qui circulent sur les trottoirs, des pistes cyclables qui ne sont pas respectées, voilà pourquoi on est là aujourd’hui».
Les contrôles sont réguliers et parfois réalisés avec la police nationale. Aujourd’hui au niveau du rond-point de Sautron puis dans l’axe de la rue Léon Blum, «les contrôles vont s’accentuer, on se rend compte que les règles de circulation ne sont pas respectées».
Les principales nuisances proviennent de la vitesse et des trottinettes électriques, limitées à 25 km/h, qui circulent sur les trottoirs malgré l’interdiction qui leur est faite. Pour le chef de service, «l’achat d’un curvomètre qui permet de mesurer la vitesse des deux roues, est à l’étude, on en parle avec l’adjoint à la sécurité».
L’équipage rappelle qu’il est interdit de monter à deux tant sur les vélos que sur les trottinettes. «On fait de la prévention mais aussi de la répression, face à des individus comme celui qu’on vient de voir tout à l’heure, qui apparemment n’en a rien à faire de ce qu’on lui dit».
Les vélos volés, plus de 300 chaque année rien que sur le parc Vélycéo, sont également un problème à Saint-Nazaire comme partout ailleurs du fait de la croissance de leur nombre depuis plusieurs années.
La Stran qui en met près de 5 000 à disposition, envoie régulièrement un listing des vélos volés, qui sont contrôlés en cas de doute via deux numéros d’identification inscrits sur chacun d’entre eux.
Les opérations comme ce jeudi servent aussi à rappeler que chacun est responsable et doit connaitre le code de la route.
Comme l’indique Jean-Luc Séchet, «les plus jeunes ne l’ont pas appris, les plus âgés ne savent pas forcément car on est sur des mobilités qui se développent depuis peu».
«On a aussi tout le travail que l’on fait sur les permis piétons dans les écoles où l’on apprend le comportement que l’on doit avoir dans l’espace public» précise l’élu.
David Monnier souligne l’importance de ces actions, «c’est le premier examen que les enfants passent en lien avec le code de la route. L’idée c’est aussi d’expliquer dès le plus jeune âge, car c’est générationnel, la dangerosité des écouteurs sur la route».
«Les policiers municipaux ont aussi comme mission d’aller à la rencontre des élèves de CE2, ça représentait 500 élèves l’an dernier et autant cette année, pour éduquer les enfants sur les dangers de la route, en commençant par les piétons.»
Les opérations de sensibilisation aux abords des établissements scolaires sont aussi à l’étude. Jusqu’à présent seule la police nationale en réalise.
LA POLICE MUNICIPALE EN CHIFFRES
La police municipale de Saint-Nazaire a été créée en 2016 avec 10 agents.
Si le recrutement est ouvert à tous, les 23 policiers actuels sont issus pour 5 d’entre eux d’anciens pompiers, mais également d’anciens militaires et une majorité d’effectifs proviennent de la gendarmerie ou de la police nationale.
La création d’un CSU (centre de supervision urbain) permettant de suivre en temps réel les caméras disposées à travers la ville, nécessitera plusieurs embauches.
Elle intervient du lundi au samedi de 8h à 23h ainsi que le dimanche matin sur la base du volontariat des équipes.
Les équipes du matin (8h-17h) et les équipes du soir (14h-23h) se chevauchent, permettant la mise à disposition de plus d’effectifs en début d’après midi.
Installée au 18 avenue de la République dans l’ancienne «boutique Stran», et depuis peu à l’étage dans les anciens locaux de la radio RCA, la police municipale dispose de 4 véhicules automobiles et d’une dizaine de VTT.
