Un projet de tunnel permettant de relier le commissariat de Police au Tribunal judiciaire de Saint-Nazaire est en cours d’élaboration.

Les ministères de l’Intérieur et de la Justice sont tombés d’accord. Aujourd’hui lorsqu’un gardé à vue doit être transféré au Tribunal, la Police doit organiser une escorte, mobiliser un véhicule, avec un risque d’évasion en chemin.
Les deux bâtiments n’étant séparés que de 400 mètres, en ligne droite par la rue des halles, l’idée a fait son chemin de réhabiliter un vieux tunnel qui passait sous les «bains douches» (devenus «bain public» aujourd’hui).
Car à la fin des années 60, un tunnel reliait déjà le commissariat de Police au Tribunal. Il serait question de le remettre en état.
Une pièce aménagée sous les «bains douches» permettait d’effectuer une pause à mi-chemin. Et c’est justement par là que la grande évasion d’octobre 1967 a eu lieu.
Une histoire fracassante qui avait fait la une des journaux de l’époque et dont se souvient encore le commissaire Ernesto Pericoloso aujourd’hui retraité.
«Il était midi passé, et lors d’une escorte avec Louis un collègue, nous avons décidé de nous arrêter dans la pièce à mi-chemin vers le Tribunal» dit-il encore avec émotion. «Et c’est à ce moment là que 2 individus cagoulés nous ont mis en joue avec des armes qui se sont révélées factices.»
Il ajoute que dans le chaos, dans ce tunnel mal éclairé, le gardé à vue qui devait passer devant le Juge d’instruction, s’est fait la malle avec ses deux compères.
Marguerite Deleau, femme de ménage aux bains douches dans les années 60 a elle aussi vécu cette spectaculaire évasion. «Un homme d’une trentaine d’années était venu le matin, il avait réservé une douche, et tenait absolument à ce que ce soit cette cabine et pas une autre».
Face au temps qui tournait, la direction et elle même commençaient à s’impatienter. «On lui a dit à travers la porte que l’eau ça coûte cher, mais il nous a répondu qu’il y avait une fuite, qu’il était plombier et qu’il s’en occupait». Il aurait prévenu de l’arrivée d’un collègue, le fameux complice, pour tromper les soupçons.
En fait de fuite, les deux individus avaient creusé un passage dans le sol de la cabine de douche qui donnait directement sur le tunnel. Un travail minutieux commencé plusieurs semaines auparavant.
La bande réussit à rejoindre Mindin discrètement par le bac, et fut finalement retrouvée 3 jours plus tard dans les Landes aux environs de Mont-de-Marsan.
La pioche qui avait été utilisée par les malfrats pour creuser, est aujourd’hui exposée à l’Ecomusée de Saint-Nazaire.
Cet article a 4 commentaires
C’est une bonne idée. C’est effectivement plus sur plus écolo etc. Faudrait demander aux avocats ce qu’ils en pensent sont ils prêts à accompagner leurs clients dans le tunnel en garde à vue ?
J’ai bien connu Néné Pericoloso, il m’avait raconté cette histoire rocambolesque de tunnel et d’évasion ! le prévenu, un certain Albert S. dit Spaggi s’est ensuite installé dans le sud, on n’a plus entendu parler de lui…
le voilà le poisson d’avril
Broussard vous trompez ce n’est pas un poisson vous allez au commissariat ils vont vous confirmer. Le maire en a parlé ,hier posez lui la question si vous le connaissez.