Les programmes des candidats aux municipales des 15 et 22 mars prochain sont désormais connus. Cinq listes seront présentes au premier tour.

Les programmes sont habituellement présentés dans la même configuration de forme et de longueur. Mais Lutte Ouvrière ne revendique pas de programme local, la liste parle plutôt de convictions et de choix nationaux ou même internationaux.
A Saint-Nazaire, la liste est menée par Eddy LE BELLER. Nous reprenons ici le programme de «Lutte Ouvrière, le camp des travailleurs», tel qu’il est présenté par son candidat.
- Une élection municipale, les candidats se doivent d’avoir un programme municipal. Mais quand ces candidats ont des convictions politiques, ce programme devrait être en cohérence avec le soutien qu’ils apportent aux politiques nationales de leur parti.
- Tout le monde s’accorde à vouloir faire de Saint-Nazaire une ville plus belle, accueillante, avec du logement pour tous, sans problème de délinquance, avec des services publics performants etc… tout en faisant abstraction de la réalité sociale où c’est le grand capital qui impose sa dictature et qui détourne à son seul profit les richesses créées par le travail.
- Et aujourd’hui ces milliardaires jamais rassasiés, en lutte économique permanente entre eux pour s’assurer de nouveaux marchés, nous précipitent vers la guerre en exigeant que l’on se prépare à mourir dans un troisième conflit mondial pour le partage du monde.
- La liste Lutte ouvrière – le camp des travailleurs est la seule organisation politique dans ce scrutin nazairien dont la liste dénonce sans ambiguïté les milliards consacrés à l’armement au détriment des besoins de la population. Toutes les autres approuvent les efforts guerriers, quand ils ne vont pas visiter avec délectation les usines d’armement ou se féliciter de la construction d’un porte avion nucléaire à Saint-Nazaire.
- Nous disons quant à nous que pour échapper au destin que nous préparent les politiciens de la bourgeoisie, il faut mettre à bas l’ordre capitaliste ; que les travailleurs ont la force avec eux : quand ils se croisent les bras plus rien ne fonctionne. Quand ils entrent en lutte, les bourgeois sont prêts à toutes les concessions ; sans notre travail, ils ne sont plus rien. Et les pouvoirs réputés les plus forts reculent : en 1968, face à la grève générale, de Gaulle a augmenté le SMIC de 30 % !
- C’est vers cela que doivent tendre les travailleurs. Retrouver la conscience de la force dont ils sont porteurs. Et dans ces élections ils peuvent dire qu’en s’organisant et en reprenant le chemin des luttes, ils peuvent contester le pouvoir aux exploiteurs et aux fauteurs de guerre. C’est ce que veulent dire nos candidats, travailleuses et travailleurs, actifs, sans emploi, retraités ou en invalidité présents sur notre liste.
Retrouvez la liste sur Facebook: Lutte Ouvrière