La croissance globale de la France pour 2025 a dépassé de 0,2 % les chiffres proposés. L’économie française a progressé de 0,9 %, dépassant légèrement les 0,7 % attendus. Les économistes estiment que le pays pourrait maintenir ce taux de croissance jusqu’en 2026.

L’économie française maintient un taux de croissance modeste après la pandémie
Il est remarquable que la France ait dépassé les objectifs de PIB proposés pour 2025. Malgré les troubles politiques, les conditions imprévisibles du commerce international et les préoccupations liées à l’allocation budgétaire, la France a terminé l’année sur une note économique positive.
Bien que sa croissance au quatrième trimestre ait été de 0,2 %, en baisse par rapport aux 0,5 % de la saison précédente, la majeure partie de la croissance s’est produite au troisième trimestre. La production totale de biens et de services a également augmenté de 0,8 % au troisième trimestre, avant de reculer légèrement de 0,1 % à la fin de l’année. La consommation publique a augmenté de 1,7 %, dépassant la croissance du PIB, et les stocks ont été le principal contributeur à la croissance annuelle, représentant 0,7 % du taux de 0,9 % enregistré.
Bien que la croissance de la France en 2025 ait été modeste, les efforts visant à renforcer la reprise économique restent une priorité. Depuis la forte contraction de 7,9 % enregistrée en 2020, l’économie française a progressivement retrouvé son élan. En 2021, le pays a enregistré un fort rebond avec un taux de croissance du PIB de 6,8 %. Les données forex trading montrent également que l’euro, qui avait subi un effondrement après l’arrivée du COVID-19, a retrouvé son élan à la hausse grâce à l’amélioration de la demande d’actifs libellés en euros. La reprise s’est depuis ralentie, avec des taux de croissance de 2,6 %, 0,9 % et 1,2 % respectivement pour 2022, 2023 et 2024.
Facteurs de croissance de l’économie française
Après plusieurs années consécutives de croissance modérée du PIB, le gouvernement français a décidé de revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour 2025. Cet objectif de croissance moins ambitieux fait suite à une baisse notable de la demande intérieure et de la consommation des ménages vers la fin de l’année 2024. Les économistes ont souligné que la réduction des investissements, les incertitudes liées au commerce international et l’instabilité politique pourraient compromettre les chances de l’économie de surpasser les performances de l’année précédente.
Si la croissance en 2025 n’a pas dépassé celle de 2024, le secteur commercial a connu de nouveaux développements qui ont favorisé une croissance supérieure aux prévisions. Malgré l’imposition de droits de douane par les États-Unis, une grande partie de la croissance enregistrée a été alimentée par le commerce extérieur. Au cours des deux derniers trimestres, les exportations dans les secteurs de l’aérospatiale, de la construction navale et des services numériques ont stimulé la croissance du PIB.
Le taux d’inflation à la fin décembre 2025 était de 0,8 % et, sur la base du taux harmonisé de l’UE, il était de 0,7 %. La Banque de France et la Commission européenne avaient prévu que l’inflation française se stabiliserait autour de 1,0 % à 1,1 % avec la normalisation des prix de l’énergie. La baisse du taux d’inflation a non seulement dépassé les estimations de la banque centrale française et de la BCE pour le pays, mais elle était également bien inférieure à l’objectif de moins de 2 % fixé pour les pays européens.
Les principaux facteurs à l’origine de ce changement ont été la baisse des prix de l’énergie, les réformes visant à réduire les prix de l’électricité et la baisse des coûts de fabrication. L’augmentation de 2 % du salaire minimum moyen, le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC), en novembre 2024, a également contribué à la hausse du taux de croissance enregistrée en 2025. Pour la première fois depuis plusieurs années, la valeur réelle du salaire des travailleurs français a augmenté, ce qui a entraîné une hausse du pouvoir d’achat. Avec la baisse de l’inflation, le coût des biens a également légèrement diminué, permettant une modeste reprise de la consommation des ménages.
La France continue de faire face à des vents contraires importants
Malgré une légère reprise, la consommation des ménages reste prudente. En tant que principal moteur de l’économie française, une augmentation de la consommation des ménages est nécessaire pour que le pays maintienne sa croissance jusqu’en 2026. Les taux d’épargne élevés indiquent que les ménages choisissent d’épargner davantage, même lorsque les salaires ont augmenté. Cette approche est largement préventive, les ménages privilégiant la constitution ou la reconstitution d’un patrimoine plutôt que les dépenses discrétionnaires.
Dans des conditions normales, l’investissement stimule la création d’emplois et facilite les dépenses discrétionnaires, ce qui est essentiel à une activité économique forte. Les politiques budgétaires de la France n’ont pas encore démontré leur efficacité pour attirer les investisseurs. En raison de la hausse des taux d’intérêt, qui devraient atteindre environ 3 % en 2025, les investissements ont été limités, en particulier dans des secteurs tels que la construction et l’industrie manufacturière. La mise en œuvre du plan de plusieurs milliards d’euros de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR) de l’Union européenne, conçu pour promouvoir les réformes et les investissements dans les pays de l’UE, est prévue pour la fin 2026. Son impact pourrait se faire sentir à long terme, car il n’a pas encore donné de résultats significatifs.
Un autre obstacle majeur susceptible de freiner la croissance en France est l’impact politique du pays sur les politiques monétaires. Le président actuel, Emmanuel Macron, a, à plusieurs reprises, bloqué l’adoption des budgets. Ces impasses budgétaires et l’absence de consensus parlementaire sur les réformes fiscales clés ont entraîné des pertes qui auraient pu contribuer aux recettes nationales. Par exemple, les efforts visant à faire avancer la réforme des retraites de 2023, qui pourrait potentiellement permettre aux ménages de réaliser davantage d’économies, n’ont pas encore fait l’objet d’un accord. Les inquiétudes liées à la situation politique ont conduit les investisseurs à adopter une attitude prudente, car l’incertitude demeure quant à l’orientation politique du pays.
Les perspectives de croissance de la France pour 2026 sont prudemment optimistes. Les impasses budgétaires, qui ont entraîné plusieurs retards dans la mise en œuvre des réformes, vont désormais s’atténuer grâce au dernier projet de loi adopté en janvier 2026. Ce projet de loi vise à éviter un vote de défiance afin que les décisions puissent être prises sans retard.
Bien que cela ait amélioré le sentiment des investisseurs, le budget actuel reste défavorable aux entreprises, notamment en raison du niveau élevé de la fiscalité.
Perspectives de croissance pour 2026
La croissance économique devrait augmenter de 0,9 % à 1 % en 2026. L’inflation devrait augmenter progressivement, passant de 1,0 % en 2025 à 1,3 % en 2026, à mesure que les pressions à la baisse exercées précédemment par les prix de l’énergie et des télécommunications s’atténueront. Le déficit public devrait reculer à 4,9 % du PIB, et le déficit budgétaire devrait tomber à 5,2 % du PIB en 2026. Malgré ces efforts, la dette publique atteindra 122,5 % du PIB d’ici 2027, et l’objectif de la France de stabiliser sa dette d’ici 2030 nécessitera des réformes plus larges. Dans l’ensemble, la reprise française est solide, mais le maintien de la croissance reste vulnérable aux vents contraires extérieurs et aux pressions budgétaires intérieures.

