Après le dépôt d’un «danger grave et imminent» la semaine dernière, le syndicat Force Ouvrière des hospitaliers de Saint-Nazaire vient de déposer un préavis de grève.

Une chambre de l’hôpital de St-Nazaire – © Océanis Médias

Réunis en assemblée générale lundi 19 janvier 2026, les personnels des urgences (une quarantaine d’agents), ont voté à l’unanimité ce préavis, en réaction à la réponse insuffisante de la direction pour renforcer les urgences de l’hôpital Georges Charpak.

Bien que la direction partage l’analyse du syndicat «quant aux risques accrus auxquels sont exposés les professionnels du service», la structure, ouverte en 2012, est aujourd’hui inadaptée sur un secteur en forte croissance démographique.

Force ouvrière indique que «le temps de passage moyen (aux urgences) s’est encore accru de plus de 30 minutes en 2025 pour atteindre plus de 8 heures».

 

Ces délais à rallonge ont provoqué le décès d’une patiente le 9 janvier dernier, suite à un retard de prise en charge rapide aux urgences.

Si les professionnels sont affectés par ces conditions de travail, ils reconnaissent aussi leur impuissance face à la souffrance engendrée par ces délais pour les patients et leurs proches.

L’équipe des urgences réclame une augmentation des effectifs depuis plus de 2 ans afin de «subvenir aux besoins des usagers, garantir leur sécurité tout en préservant la santé mentale et physique des professionnels». Une demande récurrente à laquelle la direction n’a pas répondu positivement à ce jour.

Depuis plus d’un mois, avec les virus de l’hiver, la situation de l’hôpital nazairien est tendue, et la direction a même du activer le plan blanc (dispositif de crise) le 5 janvier dernier.

Le syndicat précise que «l’octroi d’une infirmière d’accueil supplémentaire, autant que nécessaire durant les périodes de fortes tensions hivernale et estivales, est bien en deçà des besoins réels exprimés par l’équipe».

Le préavis de grève a été voté en réaction à la réponse insuffisante de la direction, «pour renforcer les secteurs des urgences en souffrance : l’accueil, la zone d’attente départ transformée en zone d’hospitalisation, le circuit valide qui n’en porte plus que le nom, l’encadrement de proximité, le brancardage et, enfin, la création d’une fonction hôtelière».

La menace de grève n’est pas unique dans la région, les urgences des CHU de Rennes et Angers y ont également recours actuellement.

L’équipe médicale souhaite exercer dans de meilleures conditions et exige des réponses «rapides, adaptées et concrètes» comme l’obtention d’effectifs non médicaux supplémentaires et plus «d’effectifs de garde lors des périodes de forte affluence».

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