Ils sont en grève depuis le 19 novembre 2025 pour dénoncer leurs conditions de travail.

Les éducateurs de rue de l’ADPS 44 (Agence Départementale de la Prévention Spécialisée) ne décolèrent pas, malgré leurs interventions lors des vœux des maires de Saint-Nazaire et de Nantes les 7 et 9 Janvier dernier.

Ils sont une trentaine à refuser d’appliquer les 1 607 heures de travail annuelles demandées et se battent pour obtenir une augmentation.

Créée en 2011, l’agence dont ils dépendent, accompagne les jeunes de 11 à 25 ans dans les quartiers, où ils sont parfois les seuls adultes référents quand les services publics ont fermé.

Mais leur salaire reste inférieur à celui des autres éducateurs, de l’ordre de 500€ par mois. L’augmentation de la durée de travail conduit à de la fatigue, des arrêts maladie et des burn-out pour certains d’entre eux.

A Saint-Nazaire, ils sont 7, et une quarantaine à Nantes. Suite à leur intervention lors des vœux, ils ont obtenu un rendez-vous avec David Samzun lundi 12 janvier.

«Suite à notre intervention aux voeux de Mme ROLLAND, vendredi 9 janvier, les éducateurs et éducatrices ont pu rencontrer 2 responsables du GIP ADPS ainsi que Mr Bodin, membre du cabinet de Monsieur Ménard (NDLR, président du conseil départemental).»

Le GIP, groupement d’intérêt public, est composé de représentants des mairies des communes de Nantes, Saint-Nazaire, Saint-Herblain, Orvault et Rezé ainsi que de 5 conseillers départementaux

Si la mairie de Nantes s’engage à suivre leurs revendications, notamment par une augmentation salariale et l’ouverture de négociations sur le sujet de la durée du travail, les autres mairies du département refusent à ce jour de répondre positivement.

L’assemblée générale du 21 janvier prochain s’annonce «comme une fin de non recevoir pour les grévistes».

«Nous avons fait l’âpre constat que Monsieur Ménard, président du département et principal financeur de l’ADPS 44, était présent aux voeux de Mr SAMZUN à Saint-Nazaire et n’a pas daigné rencontrer les éducateurs et éducatrices de rue, en grève depuis le 19 novembre» indiquent les représentants de la CGT et de SUD Santé Sociaux.

 

 

Du côté de la ville de Saint-Nazaire, lors de leur rencontre hier, «Mr Samzun et Mr Sechet ont refusé de transmettre leur position quant aux revendications des éducateurs de rue pour l’Assemblée Générale du 21 janvier».

«La mairie de Saint-Nazaire ne s’engage pas pour l’augmentation du budget de l’ADPS permettant de combler le gouffre de 500€ net mensuel sur les bulletins de salaire.»

Les syndicats rappellent que la participation de la ville est de 2% sur un budget global de 3 millions, «en échange du travail de 7 éducateurs sur Saint-Nazaire».

Ils n’ont à ce jour toujours pas été destinataires de l’invitation à l’AG et de son ordre du jour, et ont donc décidé de reconduire la grève, «dans l’attente d’une rencontre préalable avec l’ensemble des élus du département au GIP avec Mr Ménard».

Une rencontre urgente qui leur a toujours été refusée depuis le 19 novembre 2025. En attendant, une caisse de soutien aux éducateurs en lutte est ouverte.

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