Une petite centaine de militants ont manifesté samedi 10 janvier 2026 leur soutien à Nicolas Maduro, président du Vénézuéla.

Mais c’est avant tout contre la capture par les forces armées américaines qu’ils ont décidé de se rassembler au pied du «ruban bleu» face à la place de l’Amérique Latine.

A l’appel de Attac, la FSU, la Ligue des droits de l’Homme, le MRAP, le NPA, le PC et l’UL Solidaires, ils entendent «exiger le respect du droit international et du droit à l’autodétermination des peuples, affirmer leur solidarité avec le peuple vénézuélien, dénoncer l’agression des États-Unis contre le Venezuela et les silences de la France et dire non à la guerre du pétrole».

Le représentant du MRAP, Augustin Grosdoy précise que «l’enlèvement d’un chef d’Etat en exercice et son épouse afin de les juger dans un autre Etat est totalement injustifiable au regard du droit international».

«Ils ont en effet été emmenés illégalement aux USA. Quand bien même plusieurs Etats contestent la légitimité de l’élection de Maduro, il bénéficie comme tout chef d’état en exercice, de l’immunité diplomatique.»

Il précise que la défense de la démocratie et la lutte contre le narcotrafic «ne sont que des prétextes d’ailleurs vite relégués au second plan».

Selon les manifestants, c’est surtout le pétrole du pays qui aurait motivé l’intervention de Donald Trump et de son armée. Le député de la circonscription Matthias Tavel (LFI) était présent lors de ce rassemblement.

«Sans illusion sur le gouvernement de Maduro, ses atteintes aux droits et à la démocratie, le MRAP réaffirme que c’est au peuple vénézuélien qu’il convient démocratiquement de choisir son avenir et de gérer ses ressources.»

Depuis l’intervention des forces américaines le 3 janvier dernier, dans un pays où 7 foyers sur 10 vivent sous le seuil de pauvreté et où l’oppression est omniprésente avec plus de 800 opposants emprisonnés, la vice-présidente a pris la tête du pays.

Delcy Rodriguez, a été investie par l’assemblée nationale du Vénézuéla en tant que présidente par interim et a reçu le soutien de l’armée et de la cour suprême.

Pour Gérard Guéniffey du NPA, «l’attaque militaire des Etats-Unis au Vénézuéla marque une nouvelle étape dans l’escalade impérialiste de Trump. Elle va avoir des conséquences dramatiques pour les peuples».

Il dénonce aussi le refus de la France de «faire la transparence sur les crimes de guerre de l’armée française en Centrafrique, au Mali ou au Rwanda».

Si le NPA exprime sa solidarité avec le peuple vénézuélien, il précise aussi être «critique du régime Maduro» mais considère que «ce n’est pas aux Etats Unis ni à l’Union Européenne de dicter sa loi au peuple vénézuélien».

Pour le représentant du parti, les sanctions des uns et des autres «ne font qu’aggraver les conditions de vie de celles et ceux qui luttent face à une crise économique qui s’enlise».

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