La Directrice générale du Centre hospitalier de Saint-Nazaire était là en personne pour la remise des diplômes d’Etat à 53 aides-soignants et aides-soignantes de la promo 2025-2026, accompagnés de leurs familles et des équipes pédagogiques.

IFSI-IFAS Saint-Nazaire
Le nouveau bâtiment sur le campus d’Heinlex

C’est dans les nouveaux locaux de l’IFSI-IFAS, l’Institut de formation en soins infirmiers et Institut de formation des aides-soignants qu’à eu lieu la cérémonie jeudi 15 octobre 2026 dans le grand amphi.

Une formation classique sur 11 à 18 mois également ouverte aux apprentis sur 15 mois. Avec un taux de réussite de l’ordre de 90% à 98% depuis deux ans, l’institut de formation surclasse la moyenne nationale et ses 90% d’élèves diplômés.

Pour cette seconde rentrée à Heinlex, 133 élèves âgés de 17 à 61 ans sont inscrits pour une capacité de 150 places «avec une vraie dynamique de campus avec l’IUT et une proximité avec le centre hospitalier» souligne William Diallo, Directeur de l’Institut de formations paramédicales, fier de son «centre de simulation», nouveauté de l’établissement.

Après 22 semaines de cours théoriques et 22 semaines pour effectuer 4 stages pratiques dans une palette de 50 établissements partenaires, les nouveaux aides-soignants ont l’assurance de trouver un emploi dès leur sortie de l’école.

Un emploi assuré à 100%

Sauf réorientation par exemple vers la formation infirmières pour 6% d’entre eux, les nouveaux et nouvelles aides-soignants, en majorité des femmes, vont trouver un emploi à 100% dans les 6 mois. La moitié seront directement embauchés par le centre hospitalier de Saint-Nazaire, l’autre moitié dans les établissements de santé du secteur.

«Derrière chaque diplôme, il y a un parcours, une reconversion, une alternance, parfois des obstacles surmontés» indique William Diallo, qui souligne que la formation attire «des profils très hétérogènes».

«Notre rôle est d’accompagner chacun jusqu’à la réussite, quel que soit son point de départ. Ces aides-soignants seront au plus près des patients, au cœur de la qualité des soins.»

 

 

Des parcours variés, comme celui de Jules Rassin, 20 ans, qui a effectué une école de jeunes sapeurs pompiers dès l’âge de 12 ans «j’ai tout de suite accroché à aider les gens» puis un Bac pro SSP (soins et services à la personne) en juin 2025 «c’était la suite logique». Aujourd’hui diplômé, il est toujours pompier volontaire sur la Côte d’Amour et sera embauché par la clinique mutualiste dès la fin octobre.

«On ne lâche pas nos élèves, même s’ils ne sont pas diplômés, on les accompagne jusqu’au bout» indique Florence Denis, cadre de santé à l’hôpital et coordinatrice référente pédagogique «on laisse du temps aux jeunes, on leur propose d’aller travailler, d’acquérir de l’expérience puis de revenir quand ils se sentent prêt et ça fonctionne».

William Diallo souligne que le profil de Jules n’est pas isolé «on a beaucoup de sapeurs pompiers parmi les élèves» mais aussi beaucoup de reconversions à l’image de Patricia Baccon qui vient d’être embauchée en CDD depuis le 17 août par l’hôpital de la ville.

Après 19 ans dans la fabrication de catamarans, Patricia a changé de métier

Un virage à 180°, «j’étais en Charente Maritime dans le nautisme». Arrivée il y a quelques années à Saint-Nazaire, elle a découvert sa nouvelle vocation lors des portes ouvertes en mars 2025 à Gavy. «On ne fait pas une formation pour rien, 11 mois surtout, j’étais déjà intéressée par les métiers du soin il y a quelques années» dit-elle, «il faut que la dernière ligne droite soit différente».

Elle encense une formation «bien encadrée, des formateurs très compétents» sûre que «personne n’allait rester sur le bord de la route si on avait des difficultés».

4 nouveaux diplômés de l'IFAS
Jules, Patricia, Katie et Yasmine – © Océanis Médias

Yasmine Izri, 21 ans, a effectué des études d’auxiliaire vétérinaire. «J’ai eu mon diplôme mais ne trouvais pas de travail.» Elle décide alors de passer celui d’aide-soignante «je ne regrette pas du tout. Ma tante était aussi aide-soignante». Aujourd’hui Yasmine travaille en tant que vacataire dans des Ehpad sur La Baule, ou Le Pouliguen notamment.

De son côté Katie Belliot a fait le choix d’une formation en alternance en Ehpad à Missillac depuis septembre 2025. «J’ai voulu travailler avec les gens en situation de handicap» précise la jeune diplômée qui a trouvé un emploi à la fondation Saint-Jean de Dieu (Le Croisic). Sa formation a duré 11 mois comme pour Patricia.

«On a 20 places d’apprentissage sur l’IFAS de Saint-Nazaire, en 15 mois, et plein d’autres cursus. On a un tiers de nos effectifs avec le Bac» indique Cécile Olivares, coordinatrice générale des soins.

Le Centre hospitalier recrute toute l’année

«On a un lien avec l’emploi sur le territoire qui est fort, c’est une spécificité de nos filières éducatives, d’offrir des débouchés extrêmement intéressants pour l’ensemble de nos élèves. Le milieu hospitalier offre des parcours à la fois d’excellence et de service public.»

«L’emploi est assuré pour demain, on est sûr d’avoir un diplôme et un emploi dans l’univers qui nous intéresse» ajoute Cristelle Collec, Directrice générale du Centre Hospitalier, «avec la possibilité de pouvoir changer facilement au gré des envies au vu de l’offre sur le territoire».

Afin de développer la partie recherche et innovation, les acteurs économiques sont invités à soutenir la filière en versant la taxe d’apprentissage à l’IFP, insiste la nouvelle directrice.

Pour plus d’infos, l’IFSI-IFAS organise une journée portes ouvertes le 13 février 2027.

Les élèves diplômés et l’équipe de direction et de formation © Océanis Médias

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