Ce samedi 22 mars 2025, comme un peu partout en France, avait lieu une manifestation revendiquant l’égalité des droits pour toutes et tous, à l’occasion de la « journée internationale contre le racisme ».
À Saint-Nazaire, près de 700 personnes ont défilé dès 15 h depuis l’esplanade des droits de l’homme Nelson Mandela, en direction de la sous-préfecture, via l’avenue de la République, la rue Léon Blum et le front de mer, à l’appel de plusieurs organisations politiques et syndicales et d’associations de défense des droits*.
D’autres partis et syndicats ont rejoint la manifestation, à l’instar de LFI, de Lutte ouvrière, du PCF, des Écologistes et du NPA. Des représentants d’Emmaüs figuraient aussi parmi les manifestants.
On notera la participation du député de la huitième circonscription, Matthias TAVEL, après être passé défendre le combat « anti plate-forme » de Campbon en début d’après-midi place Pierre Sémard.
Dans la ligne de mire du collectif, la nouvelle circulaire mise en place par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, renforçant les conditions de la régularisation et du droit au séjour des étrangers arrivant sur le territoire ou déjà présents, les repoussant par là même dans la clandestinité et la surexploitation dans l’emploi, avec de nouvelles possibilités d’expulsions.
Le collectif « ne veut pas d’une société raciste » et « souhaite construire ensemble la société dans laquelle nous voulons vivre, une société de tous les droits pour tous, une société de solidarité, de fraternité, de justice et de respect des libertés ». Cette déclaration commune est plus que jamais d’actualité face aux attaques renouvelées contre les personnes étrangères avec ou sans papiers, d’origine étrangère ou présentées comme telles ».
Au micro se succèdent les prises de parole des organisations appelant à cette journée de mobilisation. « Avec ou sans papiers, continuons le combat », scandent au mégaphone en défilant une dizaine de manifestants arborant pancartes et banderoles.
En ligne de mire également, la remise en cause du droit du sol dans la politique gouvernementale actuelle.
Gégé, du NPA, est un habitué des manifs, pour lui, sa présence était indispensable aujourd’hui : « La menace du fascisme, la montée du RN, du Front National, et tous ces salopards là, qui sont maintenant cautionnés par Bayrou, par Macron et compagnie, en nous faisant des lois contre les sans-papiers, contre les immigrés et même contre les gamins à l’école, c’est insupportable. Il faut qu’on réagisse., là aujourd’hui, il y a pas mal de monde, c’est sympa, mais ça suffit pas, il faut continuer comme ça tous les jours. Il y avait pas mal de jeunes, ça fait plaisir.
Parmi ces jeunes, un groupe de lycéennes du lycée Aristide-Briand de Saint-Nazaire, manifestait ce samedi. Certaines sont des habituées des manifs comme Chloé, Lilou ou Camille, d’autres viennent défiler pour la première fois comme Soraya.
Chloé est d’accord avec tout. « J’ai envie de me mobiliser. C’est important d’impliquer la jeunesse, pour le futur », surenchérit Lilou.
« Moi, je manifeste tous les samedis, j’y vais pour la Palestine, pour le droit des femmes la dernière fois, le 8 mars dernier, et puis là, tout le temps en fait », indique Camille. « On est là et on ne s’arrêtera pas, on sera toujours mobilisées », conclut Soraya.
Amnesty International, Artisans du monde, Attac, CGT, FSU, Femmes solidaires, Libre pensée, Ligue des droits de l’homme, MRAP, Syndicat des avocats de France, UCIJ et Union syndicale solidaire.