Mathilde DEMONT est nazairienne, âgée de 30 ans c’est en septembre 2018 qu’elle arrive au Ruban Bleu en tant qu’assistante du centre. Depuis, elle en a pris la direction en octobre 2024.

Une grosse part de la clientèle provient de Saint-Nazaire, à plus de 50%, le reste vient des villes alentours jusqu’à Savenay. La concurrence des nouveaux centres commerciaux (Guérande, Savenay, Pont-Château…) a réduit la zone de chalandise.
Le point fort, les enseignes exclusives
Le départ début 2025 de 4 grosses enseignes du groupe espagnol INDITEX (Zara, Bershka, Pull&Bear, Stradivarius) a été vécu comme un coup de massue par la directrice du centre. «Ils ont envoyé leur congé le dernier jour possible. Avec des échanges assez houleux et peu respectueux envers Saint-Nazaire et les nazairiens.»
Depuis, son équipe travaille à les remplacer. Pour faire venir une enseigne il faut entre un an et demi et deux ans, «c’est beaucoup de travail en amont, que l’on ne voit pas forcément, et on ne peut pas communiquer dessus».
«On a des pistes, on va bientôt les annoncer mais pas tout de suite» précise Mathilde Demont. «On attend toujours que ce soit validé officiellement.»
Concernant les enseignes actuelles, quelles sont celles qui fonctionnent et celles qui ont des difficultés?
«C’est très fluctuant. Ça dépend des tendances et des saisons. Il y a des magasins très saisonniers qui arrivent à faire leur chiffre sur une période très courte avec un reste de l’année plus faible.» D’autres en revanche, ont bénéficié du départ d’Inditex et voient leur chiffre d’affaire augmenter.
A la question de savoir si des commerces actuels sont menacés, Mathilde Demont souligne que «le commerce en général au niveau national c’est compliqué, il ne faut pas se le cacher. On a 6 pop-up stores qui ouvrent justement pour accroitre l’offre et proposer quelques chose de différent.»
Ces ouvertures, certes éphémères, sont la preuve de la bonne vitalité et de l’attrait du centre. L’objectif étant de détourner la clientèle d’internet pour la faire re-venir au Ruban Bleu.
Tous ces pop-up stores ouvrent le samedi 29 novembre, avec l’espérance que certains, après leur fermeture mi-février, restent sur leur bail éphémère qui peut durer un an, ou passent sur un bail classique.
Pas de menaces sur Monoprix, déception pour Le Kili Beach
Concernant Monoprix, qui après une fermeture peu de temps après son ouverture au printemps 2023, a été repris directement par l’enseigne (groupe Casino), Mathilde Demont ne cache pas que la partie alimentaire du magasin n’est pas au top, notamment avec la concurrence de Carrefour Market à quelques encablures.
En revanche le prêt à porter se porte bien. C’est aussi l’ADN du centre commercial. «Il faut du temps pour se réajuster après ce faux départ. Il y a eu une période d’observation, mais le groupe a décidé de garder le magasin, on vient de le savoir récemment.» Dans l’objectif de mieux l’exploiter et de le développer.
En ce qui concerne la brasserie Le Kili Beach, «ça a été très rapide, ils ont ouvert fin septembre 2024, et ont été en redressement en janvier». Pour la directrice, l’ouverture d’un commerce, devant fermer trois mois plus tard n’est pas perçue comme un signe positif.
«C’était un beau concept, quelque chose de différent sur la côte, mais malheureusement ça n’a pas pris.»
La volonté du propriétaire et de Mathilde Demont, est d’offrir une offre globale en matière de prix, avec du bas de gamme, moyenne gamme et entrée de haute gamme pour tous les budgets.
En 2026 «on veut vraiment développer le parcours marchand, en agrémentant la balade. Que ce soit plus agréable qu’aujourd’hui même si il y a eu une rénovation, il faut qu’on pousse le curseur un peu plus haut».
Les animations prévues doivent se différencier de ce qui se pratique dans les autres centres commerciaux. Dès janvier, les animations d’été seront présentées.

Le groupe Apsys qui était à l’origine du projet (ouverture le 15 mai 2008), a vendu à une autre structure qui a délégué la gestion du centre à deux sociétés, Sergic pour la gestion des immeubles et des ressources humaines, Gouny & Starclay pour la gestion locative des commerces.
Le parking de 500 places du Ruban Bleu restera gratuit
«Aujourd’hui c’est un avantage. Un parking gratuit pour la clientèle, ça coûte à l’entretien.» D’autant plus que comme tout parking souterrain, le centre déplore des dégradations et du vandalisme.
Particularité géographique, la rue du 28 février, qui autrefois passait entre la place Marceau et la Maison du peuple, est considérée comme une «voie pompiers». De fait elle appartient à la ville mais reste entretenue par le Ruban Bleu.
L’équipe du centre commercial est composée de trois «administratifs» dont la directrice, deux techniciens qui interviennent pour les réparations, ainsi que deux agents d’entretien et quatre agents de sécurité.
Le village de Noël ouvre ce samedi 29 novembre
Dans un concept immersif, a été recréée la fabrique de Noël avec un parcours dans le pays des lutins et du Père Noël, «on aime beaucoup mettre Noël en avant, c’est une période où on adore créer des animations avec mon collègue».
Ouvert de 10h à 19h – Entrée gratuite – d’autres animations sont prévues (voir notre article ici)
