
Alors que les lycéens manifestaient jeudi 1er octobre 2026 devant de nombreux établissements en Loire-Atlantique, le SDIS 44 et la Préfecture ont communiqué sur des incendies ayant touché plusieurs d’entre eux.
Dès 7h59, les sapeurs-pompiers de Nantes sont intervenus sur un incendie de poubelle s’étant propagé à la façade du lycée Nelson Mandela sur l’île de Nantes, près du centre commercial Beaulieu.
L’établissement récent, ouvert en 2014, dont l’essentiel de la structure est en bois, a été fortement endommagé par le sinistre qui a touché la façade, la toiture et plusieurs salles de classes et bureaux.
Des départs de feu dans 15 établissements
«L’ensemble des occupants de l’établissement ont pu évacuer les lieux sans faire de victime» indique le SDIS 44 dans son bilan d’intervention.
Pas moins de 62 pompiers et 28 engins ont été mobilisés, le feu maîtrisé au moyen de 5 lances à eau.

Les sapeurs-pompiers précisent que «des départs de feu ont été signalés dans 15 établissements scolaires» de l’agglomération nantaise ce jeudi.
La façade du lycée Talensac, situé face au marché a également été incendiée et fortement endommagée. A Nort-sur-Erdre, un feu de poubelles dans les toilettes du lycée Caroline Aigle a conduit à la prise en charge de 9 personnes dont 7 élèves par les pompiers, incommodées par les fumées. 28 sapeurs pompiers et 8 engins ont été mobilisés.
Dans un communiqué, le préfet du département fait la distinction entre les lycéens exerçant leur droit de manifester et des individus «venus s’agréger aux lycéens pour commettre des dégradations sur la voie publique», prenant pour cible les établissements scolaires.
Interpellations et fermeté envers les casseurs
Le préfet Laurent Hottiaux, «condamne très fermement ces actes qui mettent en danger les équipes éducatives, les élèves ainsi que la sécurité des personnes et des biens».
Il indique que 18 interpellations ont eu lieu sur le département et qu’une «absolue fermeté sera opposée aux casseurs. Les auteurs de violences, dégradations et de toute infraction seront interpellés et mis systématiquement à la disposition de la justice».
Les lycées de Pornic, Jacques Prévert à Savenay et Aristide Briand à Saint-Nazaire ont aussi été bloqués dès la matinée. Les lycéens étaient plus de 400 réunis devant leur lycée dans le calme à Savenay.
En revanche à Saint-Nazaire, la journée s’est déroulée sous tension avec des jets de projectiles d’un côté et des grenades lacrymogènes en retour.
Un feu de poubelles pour bloquer l’entrée, un abribus cassé et des panneaux arrachés sont à déplorer. Plusieurs centaines de lycéens ainsi que des représentants de syndicats étaient présents.
Le dispositif Parcoursup est un élément commun de la grogne des lycéens
Si la plupart des manifestants réclament de meilleures conditions d’étude, notamment par l’isolation des bâtiments, ou des effectifs moins lourds pour les classes, ils dénoncent aussi des horaires surchargés, la pression scolaire et le non remplacement des enseignants absents.
Le député Matthias Tavel, apporte son soutien au mouvement lycéen à Saint-Nazaire et Savenay et condamne les violences à Nantes.
«Des conditions d’études dignes, des enseignants dans chaque classe, des bâtiments rénovés… De nombreuses revendications qui méritent des réponses autres que policières.»
«La lutte lycéenne est non-violente. Les provocations politiciennes, les attaques contre les personnels et bâtiments comme à Nantes, les violences policières sont inacceptables et ne servent que la stratégie de pourrissement du gouvernement pour ne pas répondre aux revendications» précise l’élu de la 8 ème circonscription.
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